Département: 700.000€ pour les agents des structures sociales et médico-sociales

Ce 29 juin, l’assemblée départementale s’est réunie avec au menu plusieurs dossiers liés à la crise sanitaire et ses suites :

– la campagne de promotion pour le tourisme et l’attractivité du Lot

– le bilan de l’opération masques lancé par le Département avec les intercommunalités ;

– la contribution du Département au versement de primes aux agents des structures sociales et médico-sociales du Lot ;

« La COVID a laissé des traces et en laissera durablement. Nous devons les réparer et porter nos regards plus loin que le répit estival espéré. Cette séance est nourrie de rapports importants inspirés de cette crise COVID. Il vous sera proposé :

– de remercier,

– de récompenser,

– de réparer 

– mais aussi de relancer.

Remercier et récompenser en accordant le versement de primes aux agents des établissements sociaux et médico-sociaux relevant de notre compétence et mobilisés durant l’épidémie. Au total, nous allons verser 700 000 euros selon des modalités qui restent à définir. Cet effort budgétaire exceptionnel est à la hauteur de la reconnaissance profonde que nous portons à ces personnels engagés en première ligne face à la COVID. Remercier et récompenser aussi des agents de notre collectivité mobilisés bien au-delà de leurs missions quotidiennes durant la crise, afin que notre administration puisse fonctionner correctement. L’enjeu était fondamental pour nos usagers et, en particulier, pour les plus fragiles. Plus que jamais, ils avaient besoin d’un accompagnement fiable et efficace. Au cours de cette séance, nous allons aussi réparer, je pourrais presque dire « raccommoder » les trous dans la raquette constatés lors du fameux épisode de pénurie nationale de masques. Le Département, comme jamais, s’est démené pour qu’au final chaque Lotois puisse disposer de deux masques. Relancer, enfin, avec la campagne de communication en faveur du tourisme et de l’attractivité que nous entamons en injectant des moyens importants : 500 000 euros, dont une partie avec le concours unanime des Communautés de communes et d’agglomération. Je les remercie pour cet état d’esprit solidaire qui, vous le savez, me tient à cœur. Dans le même esprit et avec le même objectif de relance nous consacrons, vous le savez, 600 000 euros au fond L’OCCAL » a déclaré en préambule Serge Rigal, président du Département. 

Ainsi la délibération octroyant  700 000 euros de primes pour les agents des structures sociales et médico-sociales a été votée à l’unanimité. Concernant les masques, Catherine Marlas a demandé d’applaudir « les petites mains, les agents du Département «  qui ont répondu présents durant la crise. Un souhait largement exaucé par l’assemblée.

> Les conseillers départementaux ont voté à l’unanimité une motion concernant la circulation ferroviaire et plus particulièrement le rétablissement des trains de nuit quotidiens. C’est Catherine Prunet qui a dénoncé cet état de fait : « Il n’y a plus qu’un train de nuit le week-end entre Lot et Aveyron. La SNCF nous répond que c’est parce qu’il manque un agent au niveau de l’aiguillage. » « C’est la blague du lundi » a ironisé Serge Rigal. Pascal Lewicki a résumé la situation : « La SNCF nous prend pour des dindons. » La motion : « Les Conseillers départementaux tiennent à faire part de leur très vif mécontentement quant au tarissement de trains de nuit du réseau ferré national qui irriguent le Lot, en particulier sur la ligne Paris-Rodez et pour les dessertes de Souillac et Gourdon. Malgré les engagements de la directrice SNCF Intercités qui assurait récemment la reprise de trains de nuit, les élus apprennent incidemment que ces trains ne reprendraient que le week-end et ce à compter du 12 juillet, alors même que l’engagement portait sur une reprise le 1er juillet. Les conseillers départementaux dénoncent non seulement ce report mais aussi la fréquence bien trop faible annoncée : les Lotois et les Français ne se déplacent pas que le week-end !  Cette décision prise de façon totalement unilatérale va à l’encontre des différentes démarches volontaristes du Département, en faveur de nombreuses politiques publiques, à savoir :

– L’aménagement du territoire. Pour des raisons évidentes d’équité, les Lotoises et les Lotois ont le droit, comme tout citoyen français, de bénéficier de moyens de transports publics. Il serait inacceptable qu’il en soit autrement, en particulier pour les  personnes les plus modestes.

– L’environnement. Alors que la transition écologique est au cœur des préoccupations des Français et des Lotois, le train constitue un atout majeur pour réduire les émissions de CO2. S’orienter vers un chemin inverse s’inscrit contre le cours de l’Histoire.

– L’attractivité. Depuis deux ans, le Département, avec l’ensemble des collectivités du territoire, est engagé afin d’attirer de nouveaux actifs sur notre territoire lotois. Réduire la fréquence des transports en commun impacte négativement et très directement cette politique publique.

– Le tourisme. Au regard de l’importance économique de ce secteur d’activité, le Département a le devoir de proposer une offre de transports réguliers et sûrs afin que les touristes puissent venir chez nous et qu’ils puissent circuler facilement sur notre territoire.

En persistant dans cet abandon de service public, l’économie lotoise, l’environnement et les solidarités en seraient lourdement affectés.

Aussi, l’ensemble des élus départementaux réunis en séance du Conseil départemental ce lundi 29 juin 2020 demande :

– le rétablissement des trains de nuit desservant le Lot tous les jours, et pas seulement le week-end.

– des dessertes quotidiennes de Souillac et Gourdon, comme c’est le cas pour la desserte de Cahors avec le train Paris-Toulouse.

Le Département du Lot veillera à l’application, dans les plus brefs délais, de ces légitimes demandes. »

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