Deuil

Les attaques terroristes menées à Paris, vendredi 13 novembre au soir, ont fait 130 morts.

Une réunion de crise mobilisant les services de la préfecture du Lot s’est tenue samedi matin.

Retenue, sobriété et annulation

La préfète du département, Catherine Ferrier, insiste sur les mesures qui s’appliquent au Lot : «La mesure nationale de deuil de trois jours (décrétée par le président de la République), appelle à la retenue, à la sobriété ainsi qu’à l’annulation, selon le souhait des organisateurs eux-mêmes, des rassemblements festifs et sportifs», suggère-t-elle. Catherine Ferrier laisse donc ici aux organisateurs le soin de maintenir ou non un événement programmé dans le Lot.

Certains d’entre eux ont été spontanément annulés ou reportés (lire ci-contre).

La décision de «l’annulation des réunions politiques est laissée, quant à elle, à l’initiative des têtes de listes», poursuit-elle.

La préfète du Lot ajoute : «La plus grande prudence s’impose à l’égard de tout rassemblement de foule. Aussi je déconseille vivement l’organisation de marches blanches.» Catherine Ferrier appelle au calme et à la dignité : «Dans ces moments de drame et d’horreur, nous devons nous montrer dignes et veiller à l’union nationale», déclare-t-elle solennellement.

«Au cours de l’état-Major de sécurité organisé dans le Lot après ces événements, la préfète du Lot et le procureur de la République ont donné conjointement leurs instructions aux différents services», précise à son tour Franck Léon, sous-préfet de Figeac. Cela concerne la mise en œuvre dans sa stricte application du «plan vigipirate renforcé dans le Lot».

Concrètement Cela signifie qu’à un tel niveau d’alerte attentat sur le sol français «des mesures exceptionnelles et temporaires sont susceptibles d’être engagées dans des zones géographiques délimitées : restrictions aux grands rassemblements de personnes, par exemple et activation immédiate de tous les moyens de défense dont disposent les forces de police et tous les corps d’armée.» Cela apparaît comme une nécessité absolue devant la menace constante de Daesh qui a revendiqué l’horrible carnage de Paris qualifié «d’acte de guerre» par le président Hollande.


Les commerçants affichent leur solidarité

La solidarité, les messages de soutien aux familles des victimes des tueries à Paris s’exprime dans le Lot, de manière discrète parfois, mais toujours avec beaucoup de sincérité et d’émotion.

Président de l’association des commerçants Figeac Cœur de vie, Philippe Landrein était effondré samedi matin : «Ces gens touchent à la base même de notre mode de vie, de notre culture. Rien ne peut justifier ce comportement». Choqué, il a immédiatement proposé à tous les commerçants de l’association de venir retirer à la permanence, ouverte exceptionnellement entre midi et 14 heures, un ruban noir, en signe de solidarité avec les victimes des tueries de Paris. «C’est une contribution on ne peut plus modeste, mais sincère. Ces assassinats commis dans des salles de spectacles ou de restaurants, nous touchent personnellement. Des gens ne rentreront plus chez eux, alors qu’ils ne pensaient qu’à passer quelques moments de plaisir. Nous sommes, en tant qu’humains, mais également en tant que commerçants, très tristes et solidaires de tous ces gens dans le malheur. Ce sentiment d’incompréhension et de tristesse nous réunit tous aujourd’hui».


Un happening spontané pour lutter contre la terreur

Une trentaine d’étudiants de l’IUT de Figeac, rejoints par l’enseignant José Da Costa, et des Figeacois, ont réalisé un beau happening place Champollion puis dans les rues du centre-ville ce samedi entre 14 h 30 et 16h. Formant une chaîne humaine au son de la chanson Imagine (composé par John Lennon, assassiné par un déséquilibré en 1980), ils ont ensuite rédigé des panonceaux sur lesquels on pouvait lire par exemple : «la liberté est plus forte que la terreur». Le mouvement a été lancé par SMS et sur les réseaux sociaux à l’initiative de Julien Nicolas, étudiant en 1re année de Carrières Sociales : «j’ai appris le carnage ce matin, sur Facebook. J’étais écœuré, apeuré. Après les attentats de janvier dernier, je pensais que c’était fini. J’ai eu besoin qu’on bouge ensemble, qu’on parle, qu’on s’organise, et surtout ne pas rester seul à cogiter sur une situation terrible». «Ces attentats font très peur, mais ils ne faut pas oublier que ce sont avant tout des actes criminels, perpétrés par des ennemis de la liberté, qui utilisent et manipulent des gens qui, à la base, sont comme nous. C’est à cela que je voudrai réfléchir maintenant», a ajouté en substance le jeune étudiant, heureux que son initiative ait été suivie aussi rapidement et spontanément.

Ce vendredi 13 Novembre, des attentats ont causé 127 morts et 192 blessés à Paris et à Saint Denis en France. Cette violence Citoyens de France et du monde vise notre liberté et notre capacité à vivre ensemble en paix.

Dans le monde entier des rassemblements de solidarité s’organisent. Partout les mots sont les même, “paix”, “solidarité”, “amour”, “fraternité”. Plus le choc est dur, plus il est nécessaire de renforcer  le meilleur de l’humanité.

Nous ne pouvons répondre au terrorrisme par la terreur

Nous avons un message pour ceux qui nous ont attaqué : vous ne détruirez pas la fraternité et notre travail pour rendre le monde meilleur, nous allons répondre à la terreur par plus de démocratie, d’ouverture et de tolérance.

Citoyens de France et du monde soyons des millions à dire que nous refusons de céder à la peur.

#NotAfraid Signons et faisons signer cet appel.

1 commentaire pour “Deuil

  1. jevouslis
    jeudi, 26 novembre 2015 à 14:55

    Voici l’hommage aux victimes de nombreux dessinateurs du monde entier.

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