Emmanuel Macron rend visite à Whylot et à Matière

whylotWhylot

Installée à Quercypôle l’entreprise Whylot accueillait, hier, le ministre de l’économie. Emmanuel Macron était reçu par Romain Ravaud, le fondateur de cette start-up, et son équipe d’une quinzaine de collaborateurs : chercheurs-ingénieurs de tous horizons : Chine, Moldavie, Burkina Faso, mais aussi Lotois ou encore Normand. «Je suis arrivé dans le Lot un peu par hasard. Je voulais créer mon entreprise, mais se lancer dans l’industrie c’était pour moi, qui suis un chercheur, Docteur en mécatronique, comme se jeter dans l’arène. J’ai convaincu, non pas les banquiers, mais trois industriels, Robert Vitrat et Robert Gaiani, de Ratier, et puis, Francis Pélissier de ECM Technologies. J’ai commencé dans un atelier de la pépinière d’entreprises, seul dans un bureau de 18 m²», racontait, non sans humour, le jeune chef d’entreprise, devant un parterre de plus d’une centaine de personnes, hier après-midi.

La petite société a pris de l’envergure et a reçu une dizaine de distinctions en quatre ans, dont Lauréat du concours mondial de l’innovation en 2014.

«En trois ans, nous avons déposé 20 brevets. Je n’imagine pas une entreprise sans une activité forte de recherche et développement. Whylot conçoit et développe des produits de stockage, de production et de transmission d’énergie en s’appuyant sur des innovations technologiques basées sur le magnétisme, qui placent ses moteurs parmi ceux aux meilleurs rendements au monde. Nous faisons ce que les autres ne savent pas faire, en proposant des produits en complète rupture technologique, et à très forte valeur ajoutée. C’est la clef : aller sur le très haut de gamme», précisait Romain Ravaud au ministre de l’Économie.

Un discours qui faisait parfaitement écho à l’intervention d’Emmanuel Macron, quelques instants plus tôt lors du colloque sur «L’industrie compétitive du XXIe siècle» organisé par «Madeeli, mon agence développement, export, innovation» .

Et sur le territoire de Mecanic Vallée et du Grand Figeac, les élus fondent eux aussi beaucoup d’espoir dans cette jeune entreprise. «Ces bâtiments ont été construits à Quercypôle pour accueillir une pépite, déclarait Jacques Lutz, maire de Cambes, que nous espérons tous porteuse pour l’emploi, mais aussi pour révolutionner les process industriels et en particulier dans le domaine de l’énergie et du développement durable».

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Matière

«Matière, c’est l’usine du futur par excellence car la robotisation n’a pas remplacé l’humain» a souligné le maire de Bagnac, Fausto Araqué. La découverte de ce site spécialisé dans la production de ponts métalliques exportés dans le monde entier a constitué justement une belle entrée en matière pour le ministre de l’économie et de l’industrie, venu promouvoir l’usine du futur.

«Nous avons des cartes à jouer qui passent par de l’investissement dans nos usines» a répété à plusieurs reprises le ministre, admiratif du développement en particulier à l’export de l’entreprise bagnacoise. Compétitive, l’entreprise a su se faire une place de choix dans un marché mondialisé. Un modèle pris en exemple pour le ministre. «Matière à cet égard est une entreprise en avance. Il faut s’en féliciter. C’est à ces conditions qu’on réussit». Sous l’œil du père fondateur Marcel Matière, Philippe Matière a guidé pendant plus d’une heure le ministre dans les allées de l’usine en lui présentant l’histoire de l’entreprise née tout à côté dans le Cantal. Après la reprise du site lotois de Larive en 1993, «une spirale positive» a permis à Matière de passer un cap et de pouvoir installer ses ouvrages d’art uniques partout dans le monde. «À partir du milieu des années 2000, on a commencé un développement important avec la fabrication de l’Unibridge» a précisé Philippe Matière.

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projet d’usine Bodycote à Cambes

bodycoteRencontre avec Franck Rabiller, directeur d’agence DPG Toulouse-Midi-Pyrénées et Nicolas Milleville, responsable du projet d’usine Bodycote à Cambes.

Où en est votre projet ?

Nous allons acquérir jeudi la parcelle, sur laquelle nous allons construire une usine de 3 110 m2 de surface, destinée à des activités de traitement thermique et sondage sous vide de pièces aéronautiques en alliage titane. Nous avons lancé les consultations des entreprises et les attributions de marchés de travaux, pour que le chantier commence à la fin du mois. Jean-Pascal Batut a réalisé les plans de cette usine. Cet architecte figeacois a aussi dessiné le bâtiment de Whylot.

Pourquoi Bodycote a choisi Figeac ?

Parce que nos clients sont de la Mecanic Vallée et du Sud-Ouest, et qu’il était important d’avoir avec eux cette proximité. Nos usines les plus proches sont à Pau et dans le Limousin. Pour travailler sur des pièces de grande dimension, pour l’A350 notamment, la question du transport était problématique.

Quel investissement ce projet représente-t-il ?

C’est un montant global d’investissement de plus de 5 millions d’euros HT (projet immobilier et équipement en machines). Nous envisageons une mise à disposition de l’usine au printemps, pour permettre l’installation des machines, et une mise en fonctionnement au début de l’été.

Comment fonctionne cette opération d’investissement-bail entre DPG et Bodycote ?

Bodycote a l’habitude d’être locataire de ses usines partout dans le monde. C’est donc le groupe DPG qui a porté l’opération dans le respect des besoins et d’un cahier des charges techniques exigé par Bodycote. Une opération reposant sur la base d’un bail longue durée.

Quels seront les effectifs de Bodycote à Quercypôle ?

Une quarantaine d’emplois à terme, environ.

La Dépêche visite de Whylot

La Dépêche visite de Matière

https://www.blogdesbourians.fr/e-macron-sera-en-visite-dans-le-figeacois-le-12-octobre/