Exposition Georges Braque à l’atelier-musée Jean-Lurçat

braque.    .    .    .    .   .   .   .   .   .   .   .   .   .   .     .   . Du 21 mai au 20 septembre 2015.

Sculptures, peintures, tapisseries, bijoux, céramiques, objets d’art : la quarantaine d’œuvres présentées porte sur la thématique des “Métamorphoses”. Georges Braque, un immense artiste qui a marqué de son empreinte l’art du XXe siècle, découvre le poète grec Hésiode dans les années 1920. Les oiseaux, figures humaines et animalières issues de la mythologie, apparaissent alors régulièrement dans son travail, notamment sur des gravures et lithographies.

À la fin de sa vie, Braque ressent le besoin de “libérer” ses oiseaux et ses têtes grecques en leur donnant du volume. En 1961, il fait appel à un jeune maître lapidaire parisien, Michel Heger de Löwenfeld afin de “métamorphoser” une centaine de ses gouaches en leur donnant corps.

Ce sont ces objets qui sont exposés dans le Lot pendant quatre mois, grâce au partenariat avec Armand Israël, fondateur du musée Braque de Saint-Dié-des-Vosges.

Une exposition qui a déjà fait le tour du monde

La plupart de ces œuvres ont été présentées au Louvre en 1963 à la demande d’André Malraux, alors ministre (Braque a été le premier peintre exposé de son vivant au Louvre).

Le succès est tel que de nombreux États ont fait savoir leur désir de présenter l’exposition. La première destination a été New York, à l’heure où Georges Braque s’éteignait. Depuis, sous la responsabilité d’Heger de Loewenfeld puis d’Armand Israël, l’exposition a voyagé de New York à Tokyo, de Miami à Abu Dhabi. En 2012, les bijoux étaient admirés par des dizaines de milliers de visiteurs au musée impérial de la Cité interdite à Pékin. Aujourd’hui, ce sont les mêmes « Les Métamorphoses » de Georges Braque qui s’offrent aux visiteurs de l’atelier-musée Jean-Lurçat.

Braque et Lurçat : deux personnalités hors du commun, deux œuvres singulières

Georges Braque et Jean Lurçat n’étaient pas des familiers. Mais, au-delà de l’influence de Braque que l’on peut déceler dans les peintures de Lurçat dans les années 1920/1930, leur parcours, leurs goûts artistiques, leurs recherches comportent de nombreux points de rencontre.

Ainsi, une exposition évènement consacrée aux maîtres du premier tiers du siècle les réunit en 1932 à New York aux côtés de Matisse, Picasso, Raoul Dufy.

En 1948, tous deux participent à l’aventure exceptionnelle de la décoration de l’église Notre- Dame de Toute-Grâce au plateau d’Assy avec Matisse, Léger, Bazaine, Bonnard, Chagall…

C’est aussi la métamorphose du musée

À l’occasion de l’exposition consacrée à Braque, c’est aussi la métamorphose de l’atelier-musée Jean-Lurçat qui est donnée à voir.

Après un chantier de plusieurs années, la tour maîtresse du château de Saint-Laurent, site de l’atelier-musée Jean-Lurçat, ouvre deux nouvelles salles d’exposition. Elles ont été restaurées et aménagées au rez-de-chaussée et au premier étage de ce monument classé, avec une touche contemporaine mettant en valeur son architecture intérieure.

Le Département du Lot a investi 1,1 million d’euros pour ce chantier entièrement réalisé par des entreprises lotoises. La création de ces deux salles dans un élément historique majeur du site, datant du XIVe siècle, répond aux volontés conjuguées du Département du Lot et de Simone Lurçat, veuve de l’artiste, pour développer les propositions de l’atelier-musée.

Si l’exposition consacrée à Braque est incontournable, ce nouveau lieu d’exposition l’est tout autant.

Atelier-musée Jean Lurçat – Saint Laurent les Tours

Ouvert tous les jours sauf le lundi du 1er avril au 30 septembre

de 10 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 18 h 30

Tel 05 65 38 28 21

Plus d’infos

Image : Georges Braque (1882-1963) – les oiseaux bleus – lithographie – © Adagp Paris 2015