La fête de la science commence

vignobleL’association Carrefour des Sciences et des Arts, basée à Cahors, s’appuie sur les compétences de sa coordonnatrice d’activités,Annabel Foucault, pour orchestrer la Fête de la science qui promet une semaine captivante. Interview…

Annabel Foucault a le sourire. Donc, elle est heureuse. C’est scientifiquement prouvé.

La Fête de la science la ravit. Une fête qu’elle coordonne beaucoup, passionnément et avec la folie douce de parler de la science en faisant la part belle au rêve. Ce n’est pas si fou…

Comment est née votre passion pour la science et comment l’entretenez-vous au quotidien ?

Depuis mon enfance j’ai toujours ressenti l’envie et le besoin de comprendre comment tel ou tel acte était possible ou pas. La science ne répond pas à pourquoi, mais à comment. On peut parfois le regretter, mais chercher à comprendre et transmettre aux autres ce que l’on a compris à partir d’une réalité scientifique est un vrai plaisir que j’adore partager. L’important, c’est de partager ce plaisir et ce savoir qu’il faut rendre accessible à tous. C’est tout le sens de la Fête de la science.

Vous conciliez science et animations. Pourquoi et comment ?

C’est vite devenu une évidence pour moi. J’ai d’abord fait des études scientifiques. Je possède une maîtrise de biologie. J’ai travaillé dans des labos de recherche, mais également au sein de colonies de vacances et dans des centres de loisirs. J’ai très vite eu envie de concilier le côté ludique avec le scientifique pour simplifier le propos et rendre l’apprentissage des sciences agréable.

Je le fais à travers des ateliers et un événement comme la Fête de la science.

Le village de la science, à Puy-l’évêque, ouvrira un vaste champ de connaissances au public. Quels en seront les ateliers immanquables ?

Tout est fascinant. C’est la fête de toutes les sciences. Elles sont multiples et font partie de notre quotidien.

Le village de la science et ses 17 stands animés vont, entre autres centres d’intérêt, s’attarder sur les recherches dans des domaines qui font parler d’eux dans le Lot : la préhistoire, la paléontologie, l’archéologie… Nous allons présenter des techniques scientifiques. Il y aura un atelier avec des robots. Les visiteurs profiteront aussi du club d’astronomie de Gigouzac qui proposera une observation du soleil, en toute sécurité, le samedi 10 octobre. L’objectif, c’est de montrer la science en marche à travers ce rendez-vous ludique gratuit.

Vous allez parler, animer, divertir ?

Je serai moins face au public. Je vais coordonner cet événement. Nous avons voulu l’organiser dans tout le Lot : Grand Cahors, Puy-l’évêque, Figeac, Anglars-Juillac, Gramat et Fajoles. Je serai satisfaite si chacun repart en se posant des questions. Cela signifiera que nous avons suscité sa curiosité et un peu de rêve. La science a besoin du rêve.

La science n’a pas encore résolu de grandes énigmes (celle des Ovnis). Peut-elle avoir réponse à tout ?

Il faut rester humble. Ce que la science n’a pas touché du doigt ne lui permet pas d’affirmer une vérité, mais elle ouvre de très belles fenêtres et n’interdit surtout pas de rêver.

Programme du Lot

La Dépêche