Notre dépendance à Internet

internetLa société CM Quartz, basée à Saint-Denis-Catus, a fonctionné tant bien que mal entre le 28 août et le 5 octobre dernier. Durant plus d’un mois, sa ligne Internet et fax a été interrompue.

 Un handicap sérieux s’est présenté pour l’entreprise lotoise CM Quartz, basée à Saint-Denis-Catus. En effet, pendant plus d’un mois, du 28 août au 5 octobre, elle a été dans l’impossibilité d’envoyer des documents ni de communiquer avec ses clients, faute de ligne Internet.

C’est pourquoi son responsable, Denis Mangieu, a fini par taper du poing sur la table. «On perd du chiffre d’affaires. Et l’administration ne comprend pas pourquoi on n’envoyait pas les papiers, on a dû se justifier», regrette-t-il vivement. Après avoir contacté l’opérateur Orange, on lui a promis une intervention qui n’est arrivée que tardivement. Vendredi 2 octobre, il a l’idée de forcer le destin. Son initiative ? Utiliser les grands moyens. «Je leur ai donné jusqu’au lundi pour réparer, sinon je stationnais mon camion devant chez eux. C’est malheureux d’être obligé d’en arriver là», raconte le dirigeant de l’exploitation.

Aussitôt, un commercial du groupe de télécommunications a tenu à rassurer ce chef d’entreprise. «Cette personne disait être quelqu’un de parole. Il m’a demandé de ne pas m’exécuter car une équipe viendrait d’ici mardi.»

Finalement, une équipe de techniciens s’est bel et bien déplacée pour rétablir la connexion. «Je dirige une entreprise de 30 salariés qui est prestataire de services», rappelle Denis Mangieu, soulignant les conséquences sérieuses de cette interruption. Orange a tenu par la suite à s’excuser pour le dérangement. «Des problèmes de coordination avec notre sous-traitant, Scopelec, expliquent en partie un tel délai de réparation. Nous concédons que le dossier aurait dû être traité plus tôt» reconnaît Sébastien Audra, l’un des responsables de la communication chez Orange. Un dommage collatéral qui s’ajoute aux nombreux cas de dérangements déjà pris en charge par l’opérateur.


Sans ligne depuis 2 mois

Sur la commune de Cieurac, une locataire ayant emménagé le 1er août dernier ne dispose toujours pas de son téléphone. Alors que les équipes d’Orange sont très sollicitées, cet exemple montre que de simples démarches sont également mises en attente.

1 commentaire pour “Notre dépendance à Internet

  1. jevouslis
    mercredi, 28 octobre 2015 à 09:42

    Dans le Lot beaucoup de lignes sont en mauvais état en particulier sur les zones de Gourdon, Lacapelle-Marival, Laramière et Montcuq
    Dans le cadre de son plan d’urgence, Orange déploie ses renforts.
    Reportage avec deux techniciens de Paris qui ont mis fin, il y a quelques jours, au dérangement d’un particulier à Flaugnac.
    Un camion nacelle et un véhicule utilitaire contenant un matériel adéquat, voici ce dont avaient besoin Fabien et Christopher, deux techniciens d’Orange venus rétablir une ligne coupée près du groupement agricole de Coussol, à Flaugnac. Accompagnés de leur responsable d’équipe Pascal Barraud, ils ont été volontaires pour venir en renfort des 52 techniciens du groupe dans le Lot. «Je suis là pour 15 jours», explique Fabien, depuis six ans chez Orange. Même chose pour Christopher, dont il s’agissait du premier renfort : «ça se passe bien, on enchaîne équipe sur équipe depuis un mois».

    Du répartiteur vers le client

    Michel Jannin, interlocuteur des collectivités lotoises, explique que «les interventions sont coordonnées par une plateforme qui localise le défaut et répartit les équipes.» Lorsque la cause de la coupure est inconnue, les techniciens commencent par se rendre sur le nœud de raccordement des abonnés, qui répartit ensuite le câble principal vers les différents usagers. «On teste ce répartiteur pour rechercher la panne, en isolant et en faisant des essais», décrit Fabien, muni d’un téléphone spécial vérifiant le débit circulant dans les lignes. Ensuite, ils se rendent vers un sous-répartiteur, situé à proximité du client concerné. «Câble à terre», indiquent les deux techniciens. Fabien appelle alors le client pour le prévenir de leur arrivée. Sur place, un câble est détaché de son poteau. Il faudra le remplacer à l’aide d’un nouveau câble, plus long. En tout, une heure aura suffi pour remettre la ligne en marche.

    Délai d’intervention rallongé

    André Vergnes, propriétaire de la maison privée de téléphone depuis le 31 août, est présent et témoigne. «J’ai signalé ma panne dès le lendemain, mais c’était dur sans téléphone. Par Internet, ma belle-fille a réussi.» Pourtant, l’assistance d’Orange n’en a eu connaissance que le 19 octobre.

    Aussi, les dégâts observés témoignent d’une végétation envahissante qui a fait céder les câbles. «Nous traitons en urgence les cas de danger. Le problème est que nous sommes obligés d’élaguer nous-mêmes les arbres qui gênent le passage des lignes», prévient Michel Jannin. Quant aux nombreuses demandes de réparation, beaucoup liées au gros orage du 31 août, les équipes techniques tentent de les résorber. Pascal Barraud, qui dirige en tout vingt techniciens, regrette la difficulté d’avoir un suivi total sur les nombreux appels de mécontentement. Réparer un câble enterré à au moins 70 centimètres, cas apparu plusieurs fois depuis les intempéries, est l’intervention la plus délicate, car le raccordement doit être refait entièrement.

    Enfin, sur l’entretien du réseau lotois, Michel Jannin concède que «le département nous a fait remonter des cas de lignes en mauvais état.» Il ajoute que le groupe met la priorité sur les lignes endommagées, avant de se pencher sur le reste du réseau.
    Dans le cadre de son plan d’urgence, Orange déploie ses renforts sur le territoire du Lot. Reportage avec deux techniciens de Paris qui ont mis fin, il y a quelques jours, au dérangement d’un particulier à Flaugnac.

    Un camion nacelle et un véhicule utilitaire contenant un matériel adéquat, voici ce dont avaient besoin Fabien et Christopher, deux techniciens d’Orange venus rétablir une ligne coupée près du groupement agricole de Coussol, à Flaugnac. Accompagnés de leur responsable d’équipe Pascal Barraud, ils ont été volontaires pour venir en renfort des 52 techniciens du groupe dans le Lot. «Je suis là pour 15 jours», explique Fabien, depuis six ans chez Orange. Même chose pour Christopher, dont il s’agissait du premier renfort : «ça se passe bien, on enchaîne équipe sur équipe depuis un mois».

    Du répartiteur vers le client

    Michel Jannin, interlocuteur des collectivités lotoises, explique que «les interventions sont coordonnées par une plateforme qui localise le défaut et répartit les équipes.» Lorsque la cause de la coupure est inconnue, les techniciens commencent par se rendre sur le nœud de raccordement des abonnés, qui répartit ensuite le câble principal vers les différents usagers. «On teste ce répartiteur pour rechercher la panne, en isolant et en faisant des essais», décrit Fabien, muni d’un téléphone spécial vérifiant le débit circulant dans les lignes. Ensuite, ils se rendent vers un sous-répartiteur, situé à proximité du client concerné. «Câble à terre», indiquent les deux techniciens. Fabien appelle alors le client pour le prévenir de leur arrivée. Sur place, un câble est détaché de son poteau. Il faudra le remplacer à l’aide d’un nouveau câble, plus long. En tout, une heure aura suffi pour remettre la ligne en marche.

    Délai d’intervention rallongé

    André Vergnes, propriétaire de la maison privée de téléphone depuis le 31 août, est présent et témoigne. «J’ai signalé ma panne dès le lendemain, mais c’était dur sans téléphone. Par Internet, ma belle-fille a réussi.» Pourtant, l’assistance d’Orange n’en a eu connaissance que le 19 octobre.

    Aussi, les dégâts observés témoignent d’une végétation envahissante qui a fait céder les câbles. «Nous traitons en urgence les cas de danger. Le problème est que nous sommes obligés d’élaguer nous-mêmes les arbres qui gênent le passage des lignes», prévient Michel Jannin. Quant aux nombreuses demandes de réparation, beaucoup liées au gros orage du 31 août, les équipes techniques tentent de les résorber. Pascal Barraud, qui dirige en tout vingt techniciens, regrette la difficulté d’avoir un suivi total sur les nombreux appels de mécontentement. Réparer un câble enterré à au moins 70 centimètres, cas apparu plusieurs fois depuis les intempéries, est l’intervention la plus délicate, car le raccordement doit être refait entièrement.

    Enfin, sur l’entretien du réseau lotois, Michel Jannin concède que «le département nous a fait remonter des cas de lignes en mauvais état.» Il ajoute que le groupe met la priorité sur les lignes endommagées, avant de se pencher sur le reste du réseau. Actuellement, les zones de Gourdon, Lacapelle-Marival, Laramière et Montcuq demeurent le cheval de bataille de l’opérateur.

    Repères

    Le chiffre : 4 800

    Clients > Réparés. Depuis la tempête du 31 août dernier, dans le Lot, sur des interventions individuelles d’Orange.

    Mathieu Delaunaydemeurent le cheval de bataille de l’opérateur.

    Repères

    Le chiffre : 4 800

    Clients > Réparés. Depuis la tempête du 31 août dernier, dans le Lot, sur des interventions individuelles d’Orange.

    Mathieu Delaunay La Dépêche

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