Régionales: Marie Piqué chef de file du PCF lotois

Marie-Pique

“Je plaide pour une politique de convergences et j’appelle nos concitoyens à devenir acteurs du changement, car il est possible de construire un monde meilleur ; plus juste et plus humain”.

La désignation de Marie Piqué, comme chef de file du parti communiste lotois, s’inscrit dans une démarche qui se veut « d’union de la gauche, avec tous ceux et celles qui ne veulent plus de la politique menée par François Hollande et qui souhaitent un positionnement politique résolument contre la droite et l’extrême droite ». Marie Piqué appelle de ses vœux un large rassemblement anti-libéral.

Qu’est-ce qui vous a motivée pour être chef de file des communistes lotois ?

J’ai accepté volontiers d’être chef de file du PCF, dès lors que ma candidature pouvait être considérée comme utile. Celle-ci a été retenue par l’ensemble des communistes du département. Je ne suis pas là dans un esprit de compétition, vis-à-vis de qui que soit. Ma démarche reste la même, qui se veut animée par la défense de l’être humain.

Comment appréhendez-vous cette nouvelle entité Midi-Pyrénées / Languedoc-Roussillon ?

Cette configuration nous a été imposée avec ses treize départements. Elle ne va pas dans le sens d’une plus grande proximité avec les populations. Alors qu’il appartient aux élus d’être au plus près de la vie des gens, de manière à se rendre compte de leurs difficultés et de mesurer leurs attentes. Il y a beaucoup de souffrance et souvent celle-ci est cachée ; d’où la nécessité pour un élu d’être sur le terrain en permanence.

Quel rôle devra tenir pour vous un élu communiste à la Région ?

Il devra s’attacher chaque fois qu’il le pourra, à faire reculer la politique d’austérité, si néfaste pour le quotidien des gens. En Espagne, la révolte est partie des quartiers populaires. Les citoyens se sont pris en charge, avec l’aide des partis politiques qui ont apporté leur aide, dans cette démarche de combat pour une société plus juste et plus humaine. À mon niveau, même sans avoir de mandat électif, je suis constamment sollicitée par des personnes en détresse. Les pauvretés s’additionnent et c’est la misère qui gagne du terrain. On ne peut pas rester dans l’impasse actuelle ; il faut aller de l’avant !

Vous prônez quel type de changement ?

Les communistes appellent au rassemblement pour un changement à construire avec toutes les composantes de la gauche, auxquelles je faisais allusion au début de notre entretien. Il y va de l’intérêt de la société tout entière.

L’appellation PCF vous paraît-elle d’actualité pour mener le type de changement auquel vous aspirez ?

Le parti communiste est plus que jamais d’actualité ; ce n’est pas le nom qui importe, mais les personnes qui avancent avec conviction pour faire reculer cette politique d’austérité, cette finance galopante qui nous étouffe. On doit assumer son nom et construire l’avenir, en tirant les leçons du passé. Notre mot d’ordre, c’est le service des populations. D’ailleurs je remarque que nous sommes sur la même longueur d’ondes que le pape François qui s’élève lui aussi, contre l’austérité et la finance.

Dans le Lot, la gauche que vous représentez se trouve affaiblie aujourd’hui, alors que le FN a pris du poids ; comment expliquez-vous cela ?

Voilà un autre type d’illustration des politiques successives, qui ne répondent pas aux attentes des populations. D’où encore une fois, la nécessité de contrer toutes ces politiques néfastes qui nous mettent en présence aujourd’hui du FN, avec tout ce que cela comporte, comme état d’esprit et promesses sans lendemain. La politique du FN est une politique de régression, une politique guerrière, une politique de négation.

Un autre type de société vous paraît-il possible ?

Bien sûr ! Je plaide pour une politique de convergences et j’appelle nos concitoyens à devenir acteurs du changement, car il est possible de construire un monde meilleur ; plus juste et plus humain.

La Vie Quercynoise