Réhabilitation du centre universitaire de Cahors

Mercredi soir, les délégués du Grand Cahors étaient réunis pour le dernier conseil d’agglomération avant les grandes vacances à la salle des fêtes de Douelle. Parmi les 29 délibérations à l’ordre du jour, les élus studieux ont préparé la rentrée en étudiant le plan de financement d’un des plus importants projets de l’année : la réhabilitation du centre universitaire de Cahors. Retenue dans le contrat de plan Etat-Région, l’opération d’envergure qui a suscité l’unanimité mobilise une enveloppe de 5,160 millions d’euros dont 84 % seront financés par les aides publiques. Le Grand Cahors participera à hauteur de 869 000 €. Au stade de l’avant-projet définitif, le coût global s’élève à plus de 7,5 millions d’€ (acquisition foncière incluse).

«Le contrat a été signé la semaine dernière après le protocole signé par le Président de la République», a précisé Michel Simon, vice-président du Grand Cahors en charge notamment de l’enseignement supérieur. Sans rentrer dans les détails, l’élu a pointé du doigt «la complexité inégalée liée à la nature universitaire du projet» qui a demandé un travail important de préparation des services du Grand Cahors pour débrouiller «cet imbroglio exceptionnel».

Les grands travaux qui doivent prochainement débuter ont pour objectif de restructurer le site situé dans le quartier de Cabessut, à deux pas du centre ancien de Cahors, pour en faire un campus universitaire. L’ancien IUFM est depuis 1992 une antenne de l’université Toulouse Jean-Jaurès. Elle souhaite y développer un véritable pôle patrimoine avec deux masters et une licence professionnelle, mais aussi développer la formation initiale et continue des enseignants du premier degré. À l’horizon 2016-2017, l’ambition est d’accueillir plus de 250 étudiants contre 150 aujourd’hui. «C’est un projet majeur du territoire, après le centre de formation de la CCI et avant celui qui sera construit par la chambre des métiers», a conclu Michel Simon.