Blue Heron
BLUE HERON VO
Canada/Hongrie 2026. Un drame de Sophy Romvari avec
Eylul Guven, Iringó Réti, Ádám Tompa…
Durée : 1h30
À la fin des années 1990, Sasha, huit ans, s’installe avec ses parents et ses frères sur l’île de Vancouver. À travers ses yeux, sous le soleil d’un été en apparence paisible, quelque chose se fissure. Leur nouvelle vie est troublée par le comportement de plus en plus imprévisible de l’aîné, Jeremy..
Les horaires
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| 21H00 VO | 18H50 VO | 19H45 VO |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.5/5 , SensCritique : 6.6/10
« .Mais loin de figer le souvenir dans le passé, Blue Heron le transforme en une matière vibrante, sans cesse réactivée au présent, pour mieux sonder sa propre existence, à la croisée de l’intime et du geste cinématographique. Cette œuvre autobiographique d’une remarquable maturité plonge dans le passé pour mieux esquisser un avenir.»
«Accepter donc la perte en étant incapable de la saisir, tel est l’enjeu foudroyant de grâce de ce Blue Heron.»
«Le film enregistre l’impossibilité de tout comprendre, soigner, réparer. La seule paix possible est de laisser ceux que l’on a aimés nous échapper. Comme Aftersun (2022), de Charlotte Wells, Blue Heron est un film de l’après. Qui fait de la mémoire et des images les seuls endroits capables de redonner un semblant de vie à ceux qui ont disparu trop tôt.»
«.Dans ce très beau (premier) film, largement autobiographique, la réalisatrice Sophy Romvari fait vivre le souvenir de son frère à une période charnière de leur vie. À la fin des années 1990, la famille de Sasha, huit ans, s’installe sur l’île de Vancouver. Son père, photographe, planche sur un projet qui lui prend presque tout son temps, c’est donc sa mère qui est constamment présente, proposant aux enfants toutes sortes d’activité pour leurs premières vacances estivales dans leur nouveau pays. Sasha a trois frères et celui qui concentre l’attention de toute la famille cet été-là, c’est Jeremy qui agit, depuis quelque temps, d’une manière pour le moins étrange. Même si parfois il aime encore partager des moments avec ses frères et sœur, il se replie de plus en plus souvent sur lui-même, s’isolant dans sa chambre à dessiner des cartes, des plans, encore et encore : il semble s’inventer sa propre ville, son propre monde, avec un souci maniaque des détails. Il reste imperturbablement mutique, un petit sourire narquois aux lèvres : on ne sait jamais vraiment à quoi ni ce qu’il pense. Ni ce qu’il va bien pouvoir inventer pour rompre l’harmonie ambiante… Un comportement de plus en plus imprévisible, qui commence à mettre sérieusement en péril les liens familiaux. Entre les parents, dépassés, les querelles se font quotidiennes. Du haut de ses huit ans, Sasha ne comprend pas vraiment ce qu’il se passe. Comment le pourrait-elle alors que les adultes sont eux-mêmes paumés ? Mais elle voit et ressent bien cette gêne qui s’installe entre tous. Une gêne qui est sans cesse en contradiction avec l’amour qu’elle éprouve malgré tout à l’égard de son grand frère énigmatique.Le parti-pris génial de la réalisatrice, c’est de convoquer une Sasha devenue adulte et réalisatrice. Et qui veut comprendre ce qui est arrivé à son frère et à sa famille cet été-là. Elle se lance ainsi dans un documentaire faisant appel aux souvenirs de chacun, mais aussi à des témoignages de travailleurs sociaux qui sont confrontés à ce genre de mal de vivre…Sophy Romvari nous offre ainsi un portrait de famille poétique et intimiste où le moindre geste est porteur de grandes émotions. À l’instar de ce porte-clé en forme de héron bleu que son frère a volé avant de le lui donner, et qu’elle gardera comme un souvenir irréfutable de l’amour qu’il lui portait malgré tout..»
