Des Fleurs pour Tokyo
DES FLEURS POUR TOKYO VO
Japon 2026. Un drame de Yuiga Danzuka avec Kodai
Kurosaki, Ken’ichi Endô, Haruka Igawa…
Durée : 1h55
Ren livre des orchidées dans le quartier de Shibuya à Tokyo. Son père Hajime passe sa vie à dessiner des foyers pour les autres, jamais pour eux. Un jour, par hasard, une livraison les remet face à face…
Les horaires
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| 30 | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||
| 17H00 VO | 16H00 VO |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.3/5 , SensCritique : 5.5/10
« .En dépit de son synopsis (deux jeunes adultes, Ren et Emi, retrouvent leur père démissionnaire, Hajime Takano, plusieurs années après le suicide de leur mère), Des fleurs pour Tokyo multiplie les pas de côté par rapport aux standards du drame familial..»
«.Yuiga Danzuka séduit par la maturité de son premier film, qui raconte le Japon de 2025 avec une force impressionnante. En moins de deux heures, il étonne le spectateur par la puissance de ses images et une audace qui en font, déjà, un auteur à suivre.»
«.Tout le film tient dans cette mélancolie sous verre. Aux cadres larges traversés de couloirs, de vitrines et de reflets répondent des personnages réduits à de minces silhouettes que l’architecture dissout lentement.»
«Il y a des films qui frappent d’emblée. Et puis il y a ceux qui s’ouvrent comme une fleur, lentement, presque timidement. Des fleurs pour Tokyo appartient résolument à cette seconde famille. « Tout commence… sur une aire d’autoroute. Deux parents, leur fils, leur fille, déjeunent avant de reprendre la route dans les bouchons pour s’installer dans une élégante et moderne maison de campagne près de la mer. Mais le père, architecte-paysagiste, doit interrompre immédiatement ces vacances en famille à la suite d’un appel du travail. Au grand désarroi de sa femme. On retrouve, dix ans et un drame familial plus tard, les deux enfants, devenus jeunes adultes, au moment où leur père – qui les a abandonnés pour travailler à l’étranger – vient présenter une exposition de son travail à Tokyo. Le garçon, Ren, est livreur d’orchidées, et la fille, Emi, emménage avec son compagnon avec qui elle va se marier. Lorsque Ren revoit son père, quelque chose peut encore peut-être se réparer…
Les trois personnages évoluent autour du personnage absent de la mère, avec souplesse et délicatesse. Le film dépeint leurs peines et leurs tourments par petites touches justes et précises. Il y a un brin de Kore-Eda dans ce drame familial assumé ». Pas tant pour les histoires racontées que pour cette manière de laisser respirer les silences, de faire confiance à un regard, à une porte entrouverte, à une tasse de thé laissée sur une table. Danzuka préfère les frémissements aux grandes démonstrations. Il filme les émotions comme on regarde la pluie arriver : sans les brusquer. Et puis il y a Ren. Il parle peu. Il livre des orchidées, fleurs délicates qui traversent la ville sans jamais faner. Difficile de ne pas voir dans ces bouquets le reflet de ce garçon discret, qui distribue chaque jour un peu de beauté. Autour de lui gravitent une sœur plus décidée qu’elle ne veut bien le croire, un père maladroit, et surtout Yumiko, la mère disparue, dont le souvenir irrigue chaque recoin du film.
La photographie est superbe, toute de lignes, de transparences et de reflets. « Au cœur du dispositif, il y a l’architecture et le paysage, à travers le métier du père, le centre commercial qui est le cœur battant d’un Shibuya rénové, mais aussi dans chaque plan qui semble ciseler l’espace. Les façades vitrées répondent aux bouquets, les jardins suspendus aux échangeurs, les intérieurs épurés au tumulte des carrefours. La musique un peu décalée et les travaux d’écriture sur la photo très travaillée finissent de créer une atmosphère belle et limpide ». Tokyo n’est jamais une carte postale : c’est une ville qui respire, qui hésite, qui console aussi. Une ville où l’on peut encore se perdre… et peut-être se retrouver. Des fleurs pour Tokyo est un premier film d’une belle sensibilité. Un film qui prend le temps de regarder les êtres avant de les juger, qui croit aux secondes chances et qui rappelle, avec une douceur infiniment japonaise, que les blessures ne disparaissent certes jamais tout à fait, mais qu’elles peuvent finir par fleurir autrement. (avec la complicité de Yaël Hirsch, cult.news)»
