Draisy : le train « poids plume »

Il pourrait circuler dès 2029 sur les petites lignes du Grand Est et d’Occitanie .

Un Draisy pèse et coûte moitié moins qu’un TER. Ainsi a-t-il vocation à se substituer à des trains au diesel qui vont être retirés de petites lignes d’ici 2030/2035 et/ou à circuler sur des voies non circulées actuellement.

Car, comment maintenir en vie les petites voire toutes petites lignes ferroviaires locales et rurales, peu utilisées mais souvent indispensables pour désenclaver des territoires ? Comment éviter que nombre d’entre elles, pour des questions de fréquentation ou de vétusté, ferment les unes après les autres ? Comment faire en sorte que ces lignes qui font choisir le train, plutôt que la voiture ?

Ces petites lignes représentent un tiers du réseau ferré français, soit 9.137 kilomètres de voies peu ou pas électrifiées. Entre celles qui ne sont plus exploitées celles qui menacent de fermer et celles qui voient rouler des trains diesel qui vont bientôt partir à la casse, la SNCF cherche depuis plusieurs années des solutions concrètes de remplacement.

L’une d’entre elles se concrétise doucement mais sûrement: il s’agit du train léger Draisy.

Pouvant embarquer 80 voyageurs (30 assis) à 100 km/h maximum, ce train « est adapté à un petit volume de trafic et permet une réduction de 50% des coûts d’exploitation. Son coût d’acquisition est également deux fois moins élevé qu’un TER classique : 2,5 millions d’euros contre 5,6 millions d’euros »

Draisy pourra rejoindre une gare reliée au réseau principal mais ne s’y engagera pas, sa vocation étant de rester sur ces petites lignes.

La Région Occitanie, qui investit massivement dans les trains du quotidien, a lancé fin 2025 une étude pour une première expérimentation sur la ligne Carcassonne-Limoux rénovée en 2019. En Occitanie, 54% du réseau ferroviaire correspond à des « petites lignes », soit 1.429 kilomètres de voies.

Le petit train a enfin un soutien de poids: Jean Castex, le patron de la SNCF qui a loué les qualités « économiques et écologiques » du projet. Ce soutien n’engage financièrement en rien la compagnie ferroviaire puisque ce sont les régions qui achètent le matériel roulant pour les dessertes locales et régionales.

Source : Source : BFM TV