« gestion cynégétique » … Vous avez dit « gestion cynégétique » ?

La chasse sur le territoire français est une des rares activités dont la pratique est subordonnée, depuis 1976, à la réussite d’un examen théorique, complété d’un examen pratique depuis 2003. Après avoir satisfait à ces obligations, le futur chasseur se fait délivrer par l’Office Français de la Biodiversité (OFB) son volet permanent du permis de chasser. Il valide ensuite chaque année son permis en adhérant obligatoirement à une fédération
départementale ou interdépartementale des chasseurs et en payant les adhésions, et les redevances cynégétiques qui participent au financement des structures cynégétiques (fédérations départementales, interdépartementale, régionales et nationale des chasseurs et Office Français de la Biodiversité (OFB)).

La chasse est donc une pratique très encadrée et réglementée, reconnue par le législateur. « La gestion durable du patrimoine faunique et de ses habitats est d’intérêt général. La pratique de la chasse, activité à caractère environnemental, culturel, social et économique, participe à cette gestion et contribue à l’équilibre entre le gibier, les milieux et les activités humaines en assurant un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique… ». (L. 420-1 du code de l’environnement).
Pour concourir à cette gestion durable de la faune et de la chasse, il est prévu (L. 421-5 du code de l’environnement) qu’un Schéma Départemental de Gestion Cynégétique (SDGC) soit élaboré par la fédération des chasseurs. Suivant les articles L. 425-1 et L. 425-2 du code de l’environnement, celui-ci prend en compte notamment les avis des intérêts agricoles et forestiers, ainsi que les orientations régionales de gestion et de conservation de la faune sauvage et de ses habitats.

Le 21 juillet 2025, la préfète du Lot et le président de la Fédération départementale de chasse ont signé le schéma départemental de gestion cynégétique du Lot pour la période 2025-2031. Ce schéma, résulte d’une longue concertation entre l’État, la Fédération départementale de chasse et d’autres acteurs; il définit les conditions de chasse, les mesures de sécurité et les actions pour une gestion durable de la faune et de la flore dans le département du Lot pour les six prochaines années.

Le nouveau schéma met un accent particulier sur la sécurité des chasseurs et des non-chasseurs, avec des règles clarifiées et strictes, suite à des accidents de chasse en 2020 et 2025. L’État et la Fédération départementale resteront vigilants et renforceront les actions de contrôle via la Gendarmerie nationale et l’Office français de la biodiversité (OFB).

Le document inclut également des mesures pour l’équilibre agro-cynégétique, telles que la gestion des espèces, la surveillance sanitaire, la gestion des déchets, la valorisation de la venaison, la préservation des habitats de la faune sauvage et la lutte contre les réserves sanctuaires à gibier. Il encadre également l’agrainage et l’affouragement, et précise les actions pour la recherche au sang du gibier blessé.

Pour l’équilibre sylvo-cynégétique, les techniciens de la Fédération des chasseurs du Lot continueront à répertorier les oiseaux sur 90 points d’écoute dans le Quercy Blanc, le Causse Central et le plateau de Sauzet. Ces données alimenteront le programme CYNOBS, coordonné par la Fédération Régionale des Chasseurs et soutenu par l’OFB, pour suivre l’évolution des oiseaux communs. La Fédération départementale des chasseurs poursuivra également des chantiers participatifs en faveur de la biodiversité.

La mise en œuvre de ce schéma et des arrêtés préfectoraux fera l’objet d’un suivi et de contrôles renforcés par l’État, notamment via la Gendarmerie nationale et l’OFB.

Source : .lot.gouv.fr

Photo mise en avant :   Olivier MARTINEAU@CNPF