Hayat
HAYAT VO
Turquie / Bulgarie 2026. Un drame de Zeki Demirkubuz
avec Miray Daner, Burak Dakak, Cem Davran…
Durée : 2h40
Contrainte à un mariage arrangé, Hicran s’en fuit de chez elle. Inquiété par sa disparition, son supposé fiancé Riza quitte son village pour Istanbul, à la recherche de celle qu’il n’a pas
eu le temps de connaître. Face à la réalité d’un monde masculin qui veut la soumettre, Hicran
s’abandonne à son destin qui ne cessera de la surprendre.
Les horaires
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| 20H35 VO | 20H35 VO |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.9/5 , SensCritique : 6.4/10
« .Zeki Demirkubuz incarne un certain cinéma d’auteur turc sérieux, à la frappe grave et profonde, qui entend nourrir une critique sociale. C’est la question du mariage arrangé – en net recul dans la Turquie actuelle – qui lui sert ici de point d’appui contestataire.»
«..Un drame turc autour de l’indépendance de la femme, d’une rare intensité..»
« . »Hayat » […] brille donc par son intelligence, par sa façon de prendre son temps pour caractériser ses personnages (le film dure 2h40) ; tout autant fresque intime réaliste que peinture d’une Turquie contemporaine assoiffée de modernité mais encore quelque peu engoncée dans les habits de l’archaïsme, le long métrage de Demirkubuz fait montre d’une rigueur d’écriture et d’un courage certain qui en font une œuvre à ne pas négliger..»
« .Alors que leur mariage avait été arrangé par leurs pères respectifs, Riza apprend que sa fiancée Hicran a fugué sans laisser de traces. Cette disparition laisse le jeune homme plein de doutes et d’interrogations… Il décide de partir à la recherche de celle qu’il n’a pas eu le temps de connaître.
Le cinéaste turc Zeki Demirkubuz réalise des films depuis plus de trente ans. Sélectionnés dès 1997 à la Mostra de Venise puis par deux fois au Festival de Cannes, ses longs-métrages n’avaient pourtant jamais bénéficié d’une sortie dans les salles françaises. Cette injustice est réparée avec Hayat, magnifique découverte – tardive – de son talent. Pendant près de trois heures, Demirkubuz installe une narration complexe, sans cesse surprenante. Il change de perspectives, troue son récit d’ellipses, maintient une atmosphère ancrée dans le réel mais teintée d’une certaine étrangeté. Il confronte sans cesse le silence et la parole – certaines conversations impressionnent par leur longueur et la richesse des enjeux qu’elles dévoilent. En prenant pour point de départ l’échec d’un mariage arrangé, Demirkubuz interroge la société turque d’aujourd’hui : la position des femmes, le poids des traditions, les aspirations de la jeunesse...
Avec beaucoup de nuance, il déjoue autant la simple critique que les débordements émotionnels. Tout en retenue, il parvient à faire cohabiter douceur et violence, espoir et mélancolie. Remarquablement interprétés, les deux protagonistes sont aussi attachants qu’insaisissables. Obstinés dans leur indétermination et leur quête de réponses, ils avancent inexorablement, ballotés par le destin. Hayat leur ouvre cependant un chemin sinueux et inattendu vers une forme d’apaisement. Ce portrait sans concession des contradictions de la Turquie moderne est aussi une bouleversante histoire d’amour..»
