Histoires De La Nuit
HISTOIRES DE LA NUIT
France / Belgique 2026. Un thriller de Léa Mysius avec
Hafsia Herzi, Benoît Magimel, Bastien Bouillon…
Durée : 1h54
INTERDIT AUX MOINS DE 12 ANS AVEC AVERTISSEMENT
Nora, Thomas et leur fille Ida vivent dans une ferme isolée avec pour seule voisine, Cristina, une peintre italienne. Alors que tout le monde prépare une soirée d’anniversaire surprise pour Nora, trois hommes rôdent autour de la maison et s’invitent à la fête, faisant surgir des secrets bien gardés…
Les horaires
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| 30 | 1er | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||
| 14H55 21H30 | 15H00 | 18H25 | 20H50 |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.3/5 , SensCritique : 6.0/10
« .C’est un thriller psychologique sombre et dense, qui fait monter la tension peu à peu et vous flanque, sans effets de manche, une frousse bleue. Léa Mysius adapte brillamment le chef-d’œuvre de Laurent Mauvignier et s’adjoint un casting d’enfer..»
«.Léa Mysius crée une belle montée en tension avec son home invasion, sorte de version féminine entre « A History of a Violence » et « Funny Games »..»
«.Un thriller réussi, ténébreux et suffocant.»
«En deux films (le très remarqué Ava, 2017, et surtout le trop mésestimé Les Cinq diables, 2022) et quelques collaborations à l’écriture (avec notamment André Téchiné, Arnaud Desplechin, Jacques Audiard… mazette !), Léa Mysius est devenue une personnalité marquante du cinéma français. On attendait avec une grande curiosité son nouveau projet et elle nous prend bille en tête en s’attaquant frontalement au film de genre : Histoires de la nuit est un vrai « home invasion » au cœur de la campagne française, un thriller sans concession qui nous tient en haleine, la réalisatrice créant d’emblée une ambiance sourdement oppressante avant d’orchestrer de main de maître une montée permanente de la tension. Il faut souligner que Léa Mysius adapte ici – librement mais avec une grande fidélité à l’esprit du texte – le texte éponyme de Laurent Mauvignier, qui lui-même accomplissait un parcours comparable vers le roman noir revisité.
Dans une ferme isolée, nous faisons la connaissance de la petite famille formée par Thomas (Bastien Bouillon), Nora (Hafsia Herzi) et leur fille Ida (Tawba El Gharchi). Aujourd’hui est un jour un peu particulier : c’est l’anniversaire de Nora et il faut célébrer l’événement comme il se doit ! Thomas, avec l’aide de leur voisine Cristina (Monica Bellucci), prépare les festivités pour Nora avant son retour du travail.
Jusqu’ici, Histoires de la nuit démarre comme une chronique familiale plutôt calme, presque classique, même si, comme on l’a dit plus haut, l’inquiétude rôde. Mais tout bascule avec l’irruption d’un homme, puis deux, puis trois… Trois frères menés par l’aîné, le très inquiétant Franck (Benoît Magimel), qui vont prendre la famille en otage le temps d’une nuit. À partir de cet instant, la pression ne retombe plus et le film change complètement de visage : il se transforme en un huis clos implacable, qui se partage entre deux lieux se faisant face, à la fois opposés et complémentaires. D’un côté, la maison-atelier de Cristina, ultra-moderne et élégante, baignée de teintes bleutées et froides. De l’autre, la ferme rustique de Thomas, qu’il n’en finit pas de rénover, filmée avec des couleurs plus chaudes et accueillantes. À travers cette opposition visuelle, Léa Mysius met également en scène un contraste social et culturel : d’un côté une femme aisée et cultivée, une artiste au-dessus des contingences financières, de l’autre une famille modeste qui visiblement tire le diable par la queue. Une différence de milieu qui enrichit le récit et amplifie la tension qui s’installe peu à peu. C’est aussi ce qui rend le film si excitant : ces deux espaces deviennent progressivement deux scènes de crime potentielles. On se demande constamment de quel côté de la cour ça va se gâter, pourquoi et comment…
Au fil de la nuit, les secrets et les non-dits de la famille remontent peu à peu à la surface. Et c’est justement l’une des grandes forces du film : il nous pousse à interroger la vérité affichée par chacune et chacun. La frontière entre les « gentils » et les « méchants » reste volontairement floue, ce qui renforce encore le mystère et le suspense.
Difficile de ne pas penser à Funny games de Michael Haneke, un grand classique de cinéma perturbant qui n’a pas fini de diviser ses spectateurs… Léa Mysius, de son côté, cite plutôt comme référence A history of violence de David Cronenberg… Une chose est sûre, c’est que la cinéaste ne tombe jamais dans la surenchère ou le voyeurisme, maîtrisant de manière beaucoup plus subtile son entreprise de déstabilisation du public. Ça vaut le coup de venir voir comment elle joue avec nos nerfs !»
