La bataille de Gaulle-Film-1-L’Age De Fer
LA BATAILLE DE GAULLE – FILM 1 :
L’ÂGE DE FER
France 2026. Un biopic de Antonin Baudry avec Simon Abkarian, Simon Russell
Beale, Florian Lesieur…
Durée : 2h39
TOUT PUBLIC AVEC AVERTISSEMENT
Juin 1940. La France s’effondre et signe l’armistice. Au milieu du chaos, un homme refuse de céder. Seul contre tous, ce général inconnu s’échappevers Londres pour sauver ce qu’il reste d’un rêve : la liberté. Sans armée, sans appui, sans espoir. Mais avec une folle conviction : la France, sa France, n’a pas déposé les armes. Il tente un ultime pari : convaincre le monde que la bataille de France n’est ni terminée, ni perdue. La réalité est têtue, et lui donne tort. Mais peu à peu se lèvent autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique des résistants de l’ombre, des lycéens révoltés, des soldats déterminés. Leur foi, leur audace, leur rage de liberté défient l’Histoire qui semblait pourtant écrite d’avance.
Sélection Officielle, hors Compétition, Cannes 2026
Les horaires
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Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.5/5 , SensCritique : 6.8/10
« . »La Bataille de Gaulle : l’âge de fer » n’est pas seulement un film qui prétend nous impressionner en montrant ses gros muscles. C’est également un film qui montre une certaine intelligence dans le portrait qui est fait du général de Gaulle. Notamment grâce à un Simon Abkarian qui parvient à retranscrire dans les détails des expressions du visage ou dans les intonations de la voix toute la fragilité d’un homme qui doit s’efforcer de toujours faire bonne contenance. […] Enfin un blockbuster français à la hauteur de ses ambitions.»
«Pour incarner de Gaulle, Simon Abkarian. Le comédien réussit le tour de force de jouer sur une palette d’émotions. Il est tour à tour cet homme pudique, déterminé, calculateur, déchiré…»
«.Pas d’emphase ampoulée mais des séquences courtes et rythmées susceptibles d’élargir le public, tout en éclairant des chapitres méconnus de la Seconde Guerre mondiale. Une réussite. La deuxième partie, J’écris ton nom, sort le 3 juillet.»
«L.e film n’est pas moins prenant quand il se déplace sur le théâtre des opérations. Ce récit d’une chimère qui devient réalité (la France libre) est un film comme les Américains n’en font plus. Et comme les Français n’en ont jamais fait..»
«.Tel le porte-avions baptisé de son nom, une superproduction française consacrée à Charles de Gaulle (1890-1970) s’avance vers nous, monumentale : deux films, cinq heures au total. La découverte de L’Âge de fer (la suite, J’écris ton nom, est prévue pour le 3 juillet), révèle un propos qui n’a cependant rien de pompeux. En résumé : pour de Gaulle, c’était pas gagné.
Nous voilà en 1940 et le colonel tout juste passé général, après son exploit face aux Allemands à Montcornet, s’envole pour Londres. Il quitte un pays qui a capitulé, part pour faire survivre la seule France qui existe à ses yeux : la France libre, dont il se nomme lui-même le représentant… dans une indifférence quasi complète. Si le Premier ministre britannique Winston Churchill lui accorde son soutien, il menace sans cesse de le lui retirer. À la BBC, où est lancé l’appel du 18 juin, le micro n’est jamais loin d’être coupé. Jusqu’au bout de ce premier film, qui s’achève avec l’entrée en guerre des États-Unis, de Gaulle doit lutter pour pouvoir mener sa bataille et ne pas être cette scorie de l’Histoire à laquelle on veut le réduire.
.L’éclairage est inattendu, peu flatteur, mais tout sauf dévalorisant : plus le général est mis en minorité, plus il se montre grand, solide face à l’adversité. Cette stature est le principal sujet de ce film qui, au fil des événements reconstitués, reste d’abord un portrait. La vision d’un de Gaulle autoproclamé qui ne doit rien à personne et semble déjà statufié par ses propres soins, parce qu’il lie son destin à celui de la victoire française, dont il s’interdit de douter. Il y a quelque chose de monolithique dans cette image pleine de droiture, comme dans l’interprétation de Simon Abkarian, très marmoréen pour camper la figure mythique. Mais, à force d’habiter cette rigidité, l’acteur emporte l’adhésion et le parti pris du film trouve son sens : la raideur de De Gaulle, au milieu d’une tourmente devenue prétexte à toutes les tergiversations (y compris collaborationnistes), c’est la clé de l’homme et de l’Histoire, nous dit Antonin Baudry.
Ce réalisateur est, lui, un drôle de zèbre, polytechnicien devenu diplomate, scénariste de la BD et du film Quai d’Orsay, passé derrière la caméra avec Le Chant du loup en 2019. Si la constance et la ténacité le fascinent, il se plaît ici à passer d’une tonalité à l’autre en aimant tout. Le stoïcisme de celui qui refuse la défaite comme la fébrilité d’un jeune Parisien animé par le même esprit de résistance, Fernand Bonnier de La Chapelle, héros méconnu incarné avec une belle vivacité par Florian Lesieur. Les joutes oratoires opposant de Gaulle et Churchill (Simon Russell Beale, absolument savoureux) dans le secret des coulisses de la Seconde Guerre mondiale, comme les scènes de combats militaires qui culminent avec la bataille de Bir Hakeim, spectaculaire et poignante.
Antonin Baudry aime aussi de Gaulle de toutes les manières possibles. Avec sérieux (la biographie de Julian Jackson pour guide) et avec fantaisie. Parce qu’il voit en lui une âme forte et un caractériel illuminé. Jamais hagiographique, son film s’autorise des moments comiques bienvenus, parvenant à traduire une légendaire passion pour la France et le sentiment de la fierté nationale sans se mettre au garde-à-vous. Dans le mimétisme avec son modèle, le portraitiste trouve aussi un art de la bonne distance, un recul assurément gaullien. C’est éclairant, instructif. Mais il nous manque encore des facettes pour cerner le personnage. La seconde partie sera, à tous points de vue, décisive.»
