La Ferme des Rescapés accueille des centaines d’animaux

ferme rescapés.

L’association de protection animale située dans le Lot, en Midi-Pyrénées, accueille sur sa ferme de 30 hectares des centaines d’animaux rescapés.

Chiens au caractère difficile, chats sauvages ou craintifs, chevaux inapprochables ou malades… La ferme des rescapés est un refuge pour des animaux compliqués, inadoptables ou qui ont subi beaucoup de maltraitances.

Près de 600 animaux découvrent ici une autre façon de vivre, fondée sur un concept de liberté et de respect. Ils trouvent paix, amour, soins et nourriture.

La Ferme des Rescapés accueille beaucoup d’animaux d’élevage intensif, qui ne sont jamais sortis des bâtiments avant d’arriver ici. La liberté, le soleil, le pré, l’herbe… ce sont des choses qu’ils ne connaissaient pas !!!

L’association s’est également spécialisée dans l’accueil des chats sauvages ou errants. Après avoir été de nombreuses fois témoin des horreurs dont ils sont victimes (empoisonnement, pièges, maltraitances…) la présidente de l’association a fait contruire plusieurs parcs géants et chalets pour en accueillir. Beaucoup vivent aussi tout simplement dans la maison des deux femmes bénévoles qui dirigent l’association.

La ferme est à Cassagnes (près de Frayssinet le Gélat)

Une dizaine de bénévoles les aident mais elles auraient besoin de plus d’aide régulière et de bricoleurs. Tél. 06 04 41 80 45.

Site http://www.la-ferme-des-rescapes.org/

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L’association la Ferme des rescapés est née voilà sept ans à Cassagnes. Mais cela faisait déjà une dizaine d’années que Verena Fiegl recueillait des animaux dans sa ferme. Quelque 300 chats, des chevaux, chiens, chèvres… y reprennent goût à la vie.

Quand la famille Fiegl s’est installée à Cassagnes, elle a amené une centaine d’animaux dans ses bagages. Elle en a maintenant 600. Des chats pour moitié, mais aussi des chèvres, chevaux, chiens, poules, lapins, deux vaches, un zébu, un perroquet mélomane… Des animaux que Verena Fiegl et sa fille Morlind ont sauvés et à qui elles fournissent un havre, dans la Ferme des rescapés. Cette famille allemande s’est installée en 1998 en Bouriane pour monter une exploitation de maraîchage et production fruitière bio. «Puis j’ai vu beaucoup d’animaux en détresse. J’ai commencé à en acheter pour les libérer de leur condition», dit-elle. Le premier était une ponette qui vivait dans un pré humide, souffrait d’arthrose. «Je l’ai achetée… pour pas mal d’argent», se souvient Verena Fiegl, avec un petit sourire.

Chats sauvages

L’impulsion n’est pas née dans le Lot. Déjà, en Allemagne, Verena Fiegl rééduquait en famille des chiens jugés inadoptables. Ici, elle s’est d’abord intéressée aux chats sauvages. «Il y a des associations qui les stérilisent et les remettent sur place, dit-elle, mais que faire quand ils ne peuvent plus rester à cet endroit». Ces chats sauvages arrivent de toute la France. Autant dire que l’association n’a pas la place de recueillir des minets sociables. Le deuxième axe de travail, ce sont les animaux de ferme, chèvres et poules de réforme, et surtout des équidés, le domaine de Morlind. Ce sont des chevaux de centre équestre ou de sport, des animaux que leurs propriétaires délaissent ou dont ils ne peuvent plus s’occuper.

A la Ferme des rescapés, les animaux sont le plus possible en liberté. Les chiens vivent en meute. «On les éduque pour qu’ils s’entendent avec tout le monde. C’est un peu délicat car ce sont des prédateurs», commente Verena Fiegl. Les chats disposent de plusieurs chatteries et d’ailes de la ferme. Les premiers temps, ils ne peuvent sortir, de peur qu’ils s’enfuient. Les herbivores vivent dans de grands prés ombragés alentour. Les lieux ont l’air idylliques. Mais à quel prix ! Verena et Morlind Fiegl y consacrent toutes leurs journées, de l’aube à minuit : nettoyage, soins, nourriture… «Les animaux ont la priorité, c’est mauvais pour les affaires». Car la ferme bio existe toujours (et vend sur le marché de Cahors).

Verena Fiegl avoue des moments de découragement : des jalousies, les arrivées incessantes et puis «on ne peut pas tous les sauver et ça, c’est le pire». Des adoptions soulagent l’association. Mais la place n’est jamais vide longtemps : en même temps qu’elle plaçait une chienne, un chat de rue aveugle est arrivé de Cahors.


Repères

Le chiffre : 35

Ans > Un perroquet. Le plus vieil animal est un perroquet qui n’avait connu que la cage jusqu’alors «Il est enthousiaste, dit Verena Fiegl, et il adore la musique, aussi bien Pachelbel que Cat Stevens». Une jument a fait le déménagement depuis l’Allemagne.


Dons et aide

Tout cela coûte très cher, les soins vétérinaires surtout, l’alimentation, le matériel. «125 000 € par an», estime Morlind Fiegl. Verena a dépensé beaucoup d’argent pour ses animaux. La situation devenant intenable financièrement, elle a créé l’association Ferme des rescapés voilà sept ans. Elle peut recueillir des dons, a reçu des aides de la Fondation Brigitte Bardot et de 30 millions d’amis. Une dizaine de bénévoles les aident mais elles auraient besoin de plus d’aide régulière et de bricoleurs. Tél. 06 04 41 80 45.

Site http://www.la-ferme-des-rescapes.org/

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