La situation du vignoble lotois
La consommation mondiale de vin poursuit sa décrue. Face à cette conjoncture mondiale structurellement baissière, les pays producteurs s’adaptent. Ainsi, en 2025, pour la septième année de suite, la surface des vignes sur la planète a rétréci.
La France, qui a lancé une grande campagne d’arrachage de ceps, a ainsi perdu 34 000 hectares en un an, soit 4,4 % de ses vignes, mais demeure le deuxième plus grand vignoble mondial
En Occitanie, où 28 000 hectares sont concernés par des arrachages en 2026, la baisse de la surface, bien que significative, reste moins drastique que dans d’autres régions françaises, comme à Bordeaux.
Et si l’Occitanie représente plus de la moitié de la surface arrachée, le Lot lui ne fait pas partie des principaux départements demandeurs de la prime à l’arrachage.
La situation actuelle du vignoble en mai 2026 dans notre département est donc marquée par une une résistance relative face à la crise qui touche le secteur viticole français.
Si la restructuration reste importante pour notre département, seuls 300 hectares de vignes seront arrachés en 2026, un chiffre bien inférieur aux 745 hectares arrachés en 2025.
À l’issue des campagnes 2025 et 2026, le vignoble lotois aura perdu 22 % de sa surface plantée de vignes.
A la demande des collectivités, du Grand Cahors et de la Communauté de Communes Vallée du Lot et du Vignoble, Nicolas Chapulliot, conseiller « développement territorial » à la Chambre d’agriculture du Lot, est en mission depuis septembre 2025, pour pour accompagner les viticulteurs pendant 18 Mois.
Après une étude sur les profils des vignerons qui ont choisi de participer au programme d’arrachage, il mène un important travail sur les filières en demande pour inviter les viticulteurs à lancer de nouvelles productions sur les parcelles disponibles.
Le rouge perd des parts de marché au profit du rosé et du blanc. Cette mutation influence bien évidemment les choix des vignerons lotois. La filière locale cherche à se structurer et à valoriser ses produits,
Puisque le modèle du « tout-vigne » vacille, jus de raisin, raisin de table, oléiculture premium, vitipastoralisme redessinent les contours des domaines viticoles de demain. Et les exploitants cherchent à s’appuyer aussi sur des partenariats avec d’autres acteurs agroalimentaires du territoire, comme le groupe Andros.
Cette dynamique collective laisse à penser que malgré une situation qui reste fragile, le vignoble lotois semble mieux résister que d’autres et ceci grâce à une et à une volonté de préserver l’équilibre du territoire.
Reste que la réduction de la surface viticole impacte le paysage, l’humain et le social.
Sources : vinisphère- medialot- le monde- la dépêche.


