La zone humide de Salviac – un chantier participatif

La convention en cours de signature entre « le syndicat mixte des bassins versants du Céou et de la Germaine » et la commune a pour but de préserver la gestion et la valorisation de la zone humide, ainsi que le cours d’eau le Luzier (de Pâques), et d’en faire un site pédagogique pour les enfants, mais pas que!

Le lieu doit aussi être un lieu attractif pour les habitants et les visiteurs.

Depuis plusieurs décennies les villages se sont désintéressés de leurs rivières faute d’utilité économique, l’un des buts de Salviac, est de revaloriser son cours d’eau qui traverse le village

Pourquoi des zones humides alors que beaucoup les perçoivent encore d’abord comme comme des lieux propagateurs de moustiques, qu’elles ont été ringardisées par l’arrivée de l’eau courante, et qu’on les dit empêcheuses de cultiver en rond,

Depuis plus de 40 ans, la France protège ses zones humides grâce à la convention de Ramsar et à des plans d’action nationaux, comme celui lancé en 2022 pour mieux connaître, restaurer et préserver ces milieux essentiels.

Quand il pleut trop, elles absorbent l’eau comme des éponges et limitent les inondations. En été, elles relâchent cette eau petit à petit, ce qui aide à garder les sols humides plus longtemps. Elles filtrent aussi les polluants, nettoient naturellement les eaux usées et permettent de recharger les nappes phréatiques. Certaines stockent même du carbone plus efficacement que les forêts.

Mais ce n’est pas tout. Ces milieux abritent une vie incroyable. On estime qu’en France, la moitié des oiseaux et un tiers des espèces végétales menacées dépendent directement des zones humides.

Pour autant, ces milieux disparaissent à vue d’œil. En un siècle, la France a perdu deux tiers de ses zones humides. Les pressions sont multiples entre l’urbanisation, la construction de routes, le drainage excessif, les pollutions de l’eau. Quand une zone humide est détruite, les conséquences sont nombreuses. C’est une barrière naturelle contre les inondations qu’on enlève. C’est une source d’eau propre, un refuge pour la vie, un climat plus stable qui s’appauvrit. Et tout cela nous concerne directement : l’eau qu’on boit, les cultures qu’on fait pousser, les territoires qu’on habite deviennent plus vulnérables.