Lancement de la consultation citoyenne de l’offre scolaire dans le Lot

Ce lundi 19 février a lieu le lancement d’une consultation à propos de l’avenir de l’offre scolaire dans le Lot, via internet.

Depuis le mois de janvier et l’annonce de plusieurs suppressions de postes d’enseignants dans le Lot, le département a connu une forte mobilisation. En conséquence, Huguette Tiegna, députée du lot, lance une consultation citoyenne en ligne, dès ce lundi 19 février 2018, afin que chacun puisse donner son opinion à propos de l’avenir de l’offre scolaire dans le Lot.

Ainsi, un questionnaire, fruit d’une volonté commune de plusieurs élus dont la sénatrice, Angèle Préville, le sénateur, Jean-Claude Requier et le Président de CAUVALDOR, Gilles Liébus et les Conseillers départementaux, Nicole Paulo, Caroline Mey, Martine Hilt, Geneviève Lagarde, Olivier Desbordes, et Maxime Verdier est mis en ligne sur :

https://www.huguettetiegna.fr/debattons

Vendredi 16 février 2018, le DASEN du Lot a rendu la cartographie de la décision de 12 suppressions de postes d’enseignants pour la carte scolaire 2018-2019. La baisse prévue de 357 élèves à la rentrée scolaire 2018 aurait pu entraîner le retrait de 22 emplois.

« Nous avons hérité de cette situation délicate, cependant, nous devons continuer à travailler avec toutes les forces vives du territoire afin de repenser le schéma de l’offre scolaire. Il est temps de co-construire ; ceci dans le but de ne plus être confrontés, chaque année, aux mêmes problématiques. Ainsi, nous nous donnerons la possibilité de mettre en place une école rurale ambitieuse et pérenne. »

Il est nécessaire de mener une concertation citoyenne, représentative du territoire, auprès des parents d’élèves, chefs d’établissements, enseignants, des personnels scolaires, des associations, acteurs économiques et élus, qui sont à même de rendre compte de la situation actuelle et des perceptions, attentes et réticences à l’égard de l’offre scolaire dans le Lot, par le biais de cette enquête.

Les contributions seront lues, analysées et synthétisées afin que nous puissions, le samedi 10 mars 2018, lors d’une rencontre publique de clôture sur le canton de Figeac, présenter le rapport qui sera remis au Préfet du Lot ainsi qu’au DASEN, afin de mettre en place un projet de l’offre scolaire dans le Lot cohérent pour les années à venir.

Communiqué de presse

La Vie Quercynoise

Le député Aurélien Pradié (LR) a décidé d’organiser les états généraux de l’école rurale.

Ce sont des réunions qui rassemblent tous les acteurs concernés : élus, enseignants et parents d’élèves.

Des réunions sont prévues tous les lundi pendant un mois et un bilan sera transmis à la mi-mars au préfet du Lot puis au ministre de l’éducation nationale.
Le premier rassemblement se tenait hier à Labastide-Murat

Voir le reportage de Geoffrey Berg et Eric Marlot

France 3

4 commentaires pour “Lancement de la consultation citoyenne de l’offre scolaire dans le Lot

  1. jevouslis
    lundi, 26 février 2018 à 12:18

    La deuxième réunion des états généraux de l’école rurale aura lieu, à 20 h 30, salle du Causse à .Labastide Murat

  2. jevouslis
    mercredi, 21 février 2018 à 11:07

    Quel avenir pour les écoles en 2019 et après ? Xavier Papillon, inspecteur d’académie s’exprime.
    Pour lui, l’avenir des écoles rurales n’est pas dans le maintien de classes uniques, avec des enseignants isolés, sans équipe pédagogique. Un climat qu’il juge néfaste pour la prise en charge des élèves en difficulté, mais qui pose aussi problème pour les remplacements. C’est aussi un facteur d’éloignement notamment des aides médico-psycho-pédagogiques. « La petite école de village peut marcher, mais ce n’est pas le modèle que je porte pour la réussite de tous les élèves » explique Xavier papillon.

    Pour lui, l’avenir passera par des projets de territoires. L’offre scolaire du Lot ne peut pas rester à un tel niveau de taux d’encadrement. Un village ne peut pas être attractif que parce qu’il a une école, mais car il a un projet économique. « S’il y a de l’emploi, il y aura de la population, et donc des services ». La carte scolaire contribue alors à identifier les territoires les plus fragiles. « Aujourd’hui, qu’il y ait fermeture ou pas de classe ou pas, il faut continuer ce travail collaboratif autour des projets de territoire » ajoute-t-il. L’Éducation nationale et le préfet travaillent d’ailleurs de concert autour de ces projets de territoires. « On a été attentifs, il y a eu des efforts et une écoute de notre part, maintenant, il faut nous écouter dans l’intérêt de la qualité d’enseignement pour les élèves » conclut Xavier Papillon.

    Les services de l’inspection académique travaillent d’ores et déjà sur la rentrée 2019. Les effectifs devraient encore chuter drastiquement, avec la perte de plus de 300 élèves attendue. Il faudra donc s’attendre à ce que des classes ferment si des projets de territoire ne sont pas mis en place par les élus. En attendant, pas sûr que la mobilisation ne reprenne pas de plus belle pour la défense des petites écoles de village.
    La Vie Quercynoise.

  3. jevouslis
    mardi, 20 février 2018 à 14:37

    Comment est il possible que la population soit “dans un même bateau”(sic) alors que nous n’avons que 2 députés et qu’ils sont incapables de travailler ensemble

    • Plisson
      mercredi, 21 février 2018 à 11:01

      Maintenir les écoles en milieu rural, c’est un choix politique qui s’appuie sur des valeurs de gauche. L’école est un service public comme les autres, elle mérite une gestion plus humaine que comptable.
      Je salue l’action de ceux qui aujourd’hui lui manifestent leur attachement .

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