Le Garçon Qui Faisaitt Danser Les Collines
LE GARÇON QUI FAISAIT DANSER
LES COLLINES
VO
Macédoine / République tchèque / Serbie / Croatie 2026.
Une comédie dramatique de Georgi M. Unkovski avec
Arif Jakup, Agush Agushev, Dora Akan Zlatanova …
Durée : 1h39
Ahmet, 15 ans, grandit au milieu des montagnes de Macédoine, où il garde les moutons de son
père tout en prenant soin de son petit frère. Mais lui, ce qui le fait rêver, c’est la musique. Entre les attentes de son entourage et ses envies d’ailleurs, Ahmet pourra-t-il un jour suivre son propre chemin ?
Les horaires
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| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 1er | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||
| xxxx | xxxx | xxx | 18H30 VO | 18H55 VO | 19H15 VO | 18H35 VO | 18H55 VO | 18H55 VO |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.3/5 , SensCritique : 7.0/10
« .On ressort de ce feel-good movie, traitant autant de la liberté de la femme que de croyances en des malédictions qui enrichissent surtout les guérisseurs charlatans, avec le sourire aux lèvres et une petite larme au coin de l’œil..»
«.Le diable est bien dans les détails et ils sont nombreux dans cette fantaisie colorée qui s’équilibre entre légèreté de ton et gravité des émotions. Réjouissant coup d’essai.»
«.Ce récit d’apprentissage chronique le conflit entre tradition et modernité avec vivacité et beaucoup d’humour..»
«.Ne dit-on pas que la musique adoucit les mœurs ? Pas sûr que l’expression ait vraiment atteint le nord de la Macédoine, où Ahmet vit avec son père et son petit frère Naim, surnommé « Pistache ». Dans cette communauté yuruk, les traditions restent solidement ancrées, et les jeunes, aspirant à un peu plus de liberté, se heurtent souvent à l’intransigeance des anciens.
La modernité arrive pourtant, par petites touches. Voir l’imam en extase devant des haut-parleurs fraîchement installés et reliés à un ordinateur pour lancer les prières vaut, à défaut de pistaches, son pesant de cacahuètes. Encore faut-il savoir s’en servir : allumer la machine, brancher au bon moment… Hodja sait qu’il peut compter sur Ahmet, toujours prêt à rendre service. Mais pour l’adolescent, le quotidien s’est assombri depuis la mort de sa mère. Naim ne parle plus, le père se réfugie dans le travail, et la maison reste suspendue à ce deuil qu’on ne sait pas nommer. Seule la musique – écoutée autrefois en cachette avec son frère et leur mère – lui donne un peu de bonheur. Et puis il y a les copains, l’école, ce fragile espace de respiration. Jusqu’au jour où tout bascule : son père le retire de l’école. Désormais, pendant que le chef de famille sillonne les marchés pour vendre les fromages, Ahmet gardera les brebis et veillera sur son frère – en alternance, en cas d’urgence, avec une voisine.
C’est alors que l’adolescent rencontre Aya. Arrivée d’Allemagne, promise à un mariage arrangé avec un inconnu, elle détonne immédiatement. À peine dissimulée sous son foulard, une mèche rebelle dit déjà beaucoup. Aya n’a rien d’une future épouse docile. Elle aime la musique, elle aussi, et nourrit un plan – peu orthodoxe – pour échapper à un destin qu’elle refuse.
À partir de là, le film déploie avec une grande justesse son récit d’apprentissage. Georgi M. Unkovski filme le conflit générationnel sans caricature : d’un côté, les coutumes : mariages forcés, punitions, recours au guérisseur ; de l’autre, des adolescents qui découvrent téléphones portables, réseaux sociaux, et surtout la possibilité de choisir leur propre voie. Rien n’est simple, tout se négocie, souvent dans la douleur. Mais Le Garçon qui faisait danser les collines ne se contente pas de ce face-à-face. À travers Aya, le film laisse émerger une parole plus frontale : celle d’un refus des cadres imposés par une société patriarcale, d’un désir d’émancipation qui ne demande plus la permission. Sans discours appuyé, le geste est là, net.
Au centre du récit, Ahmet avance à tâtons. Il découvre l’amour, impose peu à peu sa propre voix – et sa voie pour trouver sa place entre fidélité aux siens et désir d’ailleurs. La musique, omniprésente, devient un véritable langage. Elle relie, elle libère, elle permet d’exister autrement, sauf aux yeux du père, pour qui elle reste un motif de tension. La force du film tient pour beaucoup à son interprète principal, Arif Jakup, d’une justesse remarquable. Peu loquace, il fait passer une multitude d’émotions dans un regard, une hésitation, un mouvement, notamment quand la musique se fait entendre. On est touché par ce garçon aux sentiments naissants et maladroits, on rit, on se retient à grand peine, nous aussi, de danser – et l’on reste avec la sensation rare, à peine la lumière rallumée, que quelque chose continue de vibrer au-delà des images. Comme un écho discret mais tenace..»
