Le Retour Du Projectionniste
LE RETOUR DU PROJECTIONNISTE
VO
France / Allemagne 2026. Un documentaire de Orkhan
Aghazadeh.
Durée : 1h20
Dans un village reculé des montagnes Talyches, entre l’Iran et l’Azerbaïdjan, un réparateur de télévision dépoussière son vieux projecteur soviétique, il rêve de réunir à nouveau son village devant le grand écran. Les obstacles se succèdent, jusqu’à ce qu’il trouve un allié inattendu : un jeune cinéphile. Deux générations se rencontrent et ramènent le cinéma et sa lumière au village.
Les horaires
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| 20H50 VO |
Les critiques : **** / ***** Note 4.6
« .Né en 1988 en Azerbaïdjan, Orkhan Aghazadeh a appris le cinéma à Londres et c’est en retournant dans son pays tourner son court-métrage de fin d’études qu’il a fait la rencontre par hasard de Samid, un vieux projectionniste de l’époque soviétique, qui entend faire revenir le septième art dans le village au fin fond de nulle part où il vit. Sans se douter alors que, comme ses producteurs français de Kidam, séduit par son court, lui suggèrerait, quand il leur parle de Samid, d’en faire le sujet de son premier long métrage.
Un documentaire teinté de fiction – il a a demandé parfois à ceux qu’on voit dans sa caméra de « rejouer » des moments qu’ils ont vécues et qu’ils lui ont racontées – qui nous entraîne au cœur d’un village reculé des montagnes Talyches, quelque part entre l’Iran et l’Azerbaïdjan. Et plus précisément dans les pas donc de cet octogénaire qui rêve de pouvoir remettre en route le vieux projecteur soviétique qu’il possède pour réunir tous les habitants de ce hameau devant un grand écran.
Sa quête – à laquelle va s’adjoindre un jeune cinéphile… et très vite quasiment tous les villageois – donne naissance à ce film malicieux et émouvant, sorte de pendant du Cinema Paradiso de Tornatore, l’idée de transmission en plus mais avec ce même désir chevillé au coeur de célébrer le septième art et surtout l’impact que peut avoir le cinéma sur les vies de chacun, cinéphile pointu comme profane absolu. Le tout en 80 minutes menées sans temps mort et fourmillant tant d’idées et de rebondissements qu’on se croit régulièrement au cœur d’une fiction, imaginée par la crème des scénaristes.»
«.À la vision de ce premier long métrage du cinéaste Azerbaïdjanais Orkhan Aghazadeh, on ne peut qu’être saisi par la découverte d’un pur talent. Ce documentaire, drôle et émouvant, nous propulse dans le quotidien d’une galerie de personnages hauts en couleur dont un merveilleux duo de protagonistes, comme une ode à l’écoute mutuelle, au respect et à la transmission intergénérationnelle. Le retour d’un projectionniste qui s’affaire à revivifier les liens entre les personnes et à donner du sens au collectif. Un très bel hymne à ce qui fait l’essence de l’expérience cinématographique.»
« .Film en compétition de la section « Récits du Réel » de Cinémondes, 21e édition du Festival International du Film Indépendant du 30 septembre au 5 octobre 2025 au cinéma Rex d’Abbeville : Le Retour du projectionnisted’Orkhan Aghazadeh
Plongeant dans le quotidien d’un grand amoureux de cinéma, pour son premier long métrage Orkhan Aghazadeh construit une aventure localisée qui fait écho en arrière-plan à toute l’histoire méconnue d’un pays. Le cinéaste partage également une ode à la résistance et à la détermination malgré les épreuves à faire vivre un projet culturel solicitant toute une communauté. Si la réalité géopolitique de l’Azerbaïdjan située entre l’Iran, l’Arménie et la Russie, alors que le pays a été marqué entre 2020 et 2023 par les guerres du Haut-Karabagh, n’est pas directement évoquée, elle est pourtant implicitement en filigrane avec une grande pudeur. Ainsi, elle peut apparaître pour une communauté figée dans le temps, soucieuse des contenus des films programmés et pour cela prête à censurer si besoin pour conserver la représentation des bonnes mœurs.L’ardente passion de Samir qui emporte avec lui le jeune Ayaz, évoque sans nostalgie le passé d’un pays sous régime soviétique où les projections de cinéma pouvaient signifier un espace unificateur d’ouverture sur le monde. Dès lors, le film d’Orkhan Aghazadeh accompagne avec méticulosité cette histoire de transmission entre deux personnes dont l’une est de cinquante ans l’aîné de l’autre, avec une égale passion cinéphile qui conduit à nourrir entre eux un respect mutuel.
Le cinéaste raconte cette aventure humaine comme une fiction sans aucun regard caméra de la part des personnes filmées. Dès lors, si le désir d’amener de la fiction dans cette communauté des montagnes du sud de l’Azerbaïdjan est sans cesse remis en cause, le quotidien de Samir constitue pour le cinéaste une aventure plus fascinante que toute fiction, suivie avec pudeur et humaniste. La détermination du protagoniste est d’autant plus forte qu’elle témoigne de sa volonté de dépasser ses propres blessures de vie dont le décès de son fils reste un deuil inachevé. Sa complicité avec le jeune homme est dès lors d’autant plus touchante pour lui afin de s’ancrer dans la société. Le cinéaste signe avec subtilité le portrait d’un homme et à travers lui de toute communauté au fil des rencontres, le tout dans une méticuleuse et rigoureuse composition des plans.»
