Les Gouteuses D’Hitler
LES GOÛTEUSES D’HITLER VO
Italie / Belgique / Suisse 2026. Un drame historique
de Silvio Soldini avec Elisa Schlott, Max Riemelt, Alma
Hasun…
Durée : 2h03
En 1943, la jeune Rosa fuit les bombardements de Berlin et arrive dans un village isolé près de la Wolfsschanze, le quartier général d’Hitler. Là, elle doit goûter avec d’autres femmes la nourriture destinée au Führer et découvre un dangereux secret. Au milieu de la peur et de la faim, elle forme des alliances secrètes et développe un sentiment interdit pour un officier SS.
Les horaires
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| 16H40 VO | 20H45 VO | 18H40 VO | xxxx | xxxx | xxx |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 2.8/5 , SensCritique : 5.8/10
« .À l’écran, dans les tons gris de la photographie de Renato Berta, Les Goûteuses d’Hitler est une reconstitution soigneuse, sérieuse, minutieuse, de facture classique. La guerre, même hors champ, y existe à chaque instant et fait planer sur le film une souterraine angoisse.»
«.À l’origine du film de l’Italien Silvio Soldini, un livre à succès de Rosella Postorino, publié en France chez Albin Michel. Le roman de ce témoignage de première main de Margot devenue Rosa dans sa version fictionnée. Le cinéaste et quatre autres scénaristes ont travaillé à son adaptation précise, au plus près de l’exactitude factuelle..»
«Dans « Les Goûteuses d’Hitler », le réalisateur italien Silvio Soldini révèle avec justesse et aisance un épisode troublant du IIIe Reich longtemps resté dans l’ombre : le destin de femmes contraintes de risquer leur vie à chaque repas du Fürher..»
«.Imaginez-vous au plus fort, au plus dur de la Seconde Guerre mondiale, en Prusse orientale. La nourriture se fait rare, vous crevez la dalle, à ce point que vous regardez un repas chaud et consistant comme un luxe inaccessible. Comme dans un rêve, vous êtes amenée devant une table débordant de victuailles plus appétissantes les unes que les autres. On vous fait assoir face à votre assiette et on vous prie de bien vouloir goûter et manger absolument tout ce qui se trouve dans votre assiette. C’est une représentation possible du Paradis terrestre ! Mais voilà que, au moment de vous lever, repue, un soldat vous hurle de rester attablée. Le rêve se change en cauchemar. Et sous la menace, vous restez assise. Pendant une heure, soixante longues minutes, pas une de moins. Juste le temps nécessaire pour être certain que, n’étant pas empoisonnés, les plats pourront être servis en toute confiance au Führer.
Rosa, fraîchement débarquée de Berlin pour se mettre à l’abri dans sa belle-famille, n’était déjà pas rassurée de voir des SS venir la chercher de force dans la ferme de ses beaux-parents, pour l’entasser dans un camion avec six autres jeunes femmes. Elle n’imaginait cependant pas dans quoi elle allait être embarquée. Aucune d’entre elles ne l’imaginait d’ailleurs, si on en juge par les réactions autour de la table : cris, pleurs et même, pour l’une des sept, tentative vite avortée de se faire vomir…
Mariée depuis quatre ans à un homme qu’elle n’a revu qu’une seule fois (il fut envoyé au front tout de suite après leurs noces), Rosa n’a d’autre choix que d’accepter (contre une rémunération conséquente) de venir trois fois par jour dans le QG nazi pour goûter la nourriture préparée à l’intention d’un Adolf Hitler reclus et paranoïaque, convaincu (à raison) qu’on veut attenter à sa vie. Les journées des goûteuses, survivantes quotidiennement en sursis, sont rythmées par ces repas mortifères. Elles alternent entre l’angoisse de mourir dans d’atroces souffrances et la satisfaction, malgré tout, d’avoir le ventre plein. Ses camarades sont curieuses de cette jeune Rosa, si élégante, qui vient de la capitale. La soldatesque relâche un peu sa surveillance, la compagnie féminine adoucit leurs journées et leurs devoirs. Jusqu’à l’arrivée de l’Obersturmführer Albert Ziegler. Le chef SS, responsable de cette opération, n’hésite pas à serrer la vis, à menacer, à hurler. Mais Ziegler semble avoir remarqué Rosa et l’attirance – mutuelle ? – pourrait bien compliquer encore les choses.
Cet épisode méconnu de la Seconde Guerre mondiale n’a été mis au jour qu’en 2012 – année où Margot Wölk, 95 ans, a révélé avoir été l’une des jeunes recrues allemandes, contraintes pendant deux ans de goûter les repas d’Hitler, alors réfugié dans son bunker. Sa petite histoire, éclairant la Grande Histoire d’un jour nouveau, a inspiré à Rosella Postorino un roman, à partir duquel a été écrit le scénario de ce film qui épouse le point de vue des femmes – victimes directes ou collatérales de la guerre des hommes. En se concentrant sur leur microcosme, il incite à réfléchir aux dynamiques oppressives du passé et du présent, ainsi qu’aux effets dévastateurs de la guerre en général. Un propos on ne peut plus actuel, au vu des conflits qui ravagent le globe, des vies, des peuples et des espoirs….»
