Les Matins Merveilleux
LES MATINS MERVEILLEUX
France 2026. Un film de Avril Besson avec India Hair,
Raya Martigny, Éric Cantona… Durée : 1h27
De vieux vinyles disco dans le coffre de sa Twingo, à peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie roule. Elle ne sait pas encore que ces disques ressusciteront les pas de danse de sa mère dans les yeux humides de Titou, caviste rêveur, ni qu’une plage méditerranéenne désertée sera le théâtre de sa rencontre avec Marina, qui rêve son idéal de liberté dans la pizzeria du village. Pour l’instant, elle roule.
Les horaires
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| 18H50 | 20H50 |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.2/5 , SensCritique : 6.3/10
« « Les Matins merveilleux » est un film intelligent et sensible qui fait du bien..»
« »Les Matins merveilleux » avait de quoi s’annoncer comme une comédie burlesque, façon Peretjatko movie, avec ses décors rétros, son goût du disco et cette façon de contrarier la gravité des choses par la légèreté. Mais Avril Besson désamorce toute tentation excentrique ou ironique pour conserver un premier degré salutaire, une émotion vive.
«.Les Matins Merveilleux » est un récit de retour à la vie, porté par ces petits riens qui provoquent surprise ou élan, ces choses qui permettent de rattraper des moments jusque là non vécus, et ces rencontres qui changent parfois beaucoup. En douceur, on se laisse embarquer dans ce voyage en territoire intime, qui affiche un humour discret.»
«.Trouver sa grand-mère morte en travers de son lit alors qu’on passait juste partager un petit goûter : pas de doute, ça fait un choc ! D’autant plus quand le type des pompes funèbres, contacté par téléphone, vous fait comprendre qu’il faudrait disposer son corps de manière plus naturelle pour éviter l’intervention et les questions des flics : comme si elle était partie tranquillement dans son sommeil, vous voyez ? Pour couper court aux embrouilles, Charlie va s’exécuter, tendrement, avec tout l’amour possible. Elle finira même par s’allonger à ses côtés pour un ultime au revoir. Sans larme, bizarrement. C’est pas la tristesse qui manque pourtant : sa grand-mère, c’est elle qui l’a élevée quand sa mère a été emportée par un cancer du sein. C’était sa seule famille, le seul être vraiment essentiel dans sa vie…
En faisant du rangement dans la petite maison, Charlie découvre que sa grand-mère souhaitait léguer quelques-unes de ses maigres possessions à une poignée de personnes : à l’une une statuette d’ange, à l’autre des livres… et à un certain Titou sa collection de vinyles disco. Titou est caviste à Cavalière, un hameau sur la commune du Lavandou. Aucune autre information, pas de numéro de téléphone… Ni une, ni deux, sans réfléchir, Charlie fourre les disques dans le coffre de sa vieille Twingo et décide de descendre directement jusqu’au Lavandou. Il faut dire que, à part sa meilleure amie Pauline, rien ne la retient à Paris, pas même son boulot qu’elle peut faire n’importe où du moment qu’elle a une connexion internet et un casque audio grâce auquel elle peut traduire des conversations ennuyeuses et insipides sur des produits tout aussi ennuyeux et insipides qui vont bientôt se retrouver sur le marché. Arrivée à bon port, c’est la porte d’une pizzeria qu’elle va pousser et grand bien lui en prend puisqu’elle va y rencontrer Marina, jeune femme trans solaire qui va prendre sous son aile une Charlie qu’elle devine pas mal paumée. Et, le hasard ou le destin faisant parfois bien les choses, Marina connaît le fameux Titou…
Avec Les Matins merveilleux, Avril Besson signe un premier long métrage empli d’une candeur désarmante, porté par des personnages – sur lesquels elle pose un regard profondément bienveillant – qui cherchent tous à s’épanouir dans leur fragilité respective, en faisant au mieux avec leurs failles ou leurs blessures plus ou moins anciennes mais toujours douloureuses. C’est un cinéma sincère où le cynisme n’a pas sa place, où l’émotion naît des petits riens qui font la vie, de rencontres inattendues. Charlie n’est pas toujours attentive au monde qui l’entoure mais elle possède cette capacité bouleversante de prendre au vol tout ce que peuvent lui apporter celles et ceux qu’elle laisse volontiers l’approcher, que ce soit un pas de disco enseigné par Titou ou un moment de lâcher prise salvateur offert par Marina… Charlie est incarnée par une India Hair tout simplement formidable, jouant de sa gaucherie burlesque et de sa façon unique d’habiter l’espace. Elle est entourée de Raya Martigny, vraie révélation du film, incroyable de présence et de naturel, et d’un Éric Cantona épatant de tendresse, figure paternelle discrète mais bienveillante, enveloppant le film d’une mélancolie douce. Avril Besson nous offre ainsi un espace où les bons côtés des êtres l’emportent, où chacun peut être rendu merveilleux par un simple regard de l’autre, pour peu qu’il soit attentif et sincère. Un film qui veut croire qu’il suffit parfois d’un rien pour que la vie soit belle, qu’il ne faut jamais cesser d’y croire. Un film qui donne tout simplement de l’espoir et bon sang que ça fait du bien !»
