Les Rayons ET Les Ombres
LES RAYONS ET LES OMBRES
France 2026. Un drame de Xavier Giannoli avec Jean
Dujardin, Nastya Golubeva Carax, August Diehl…
Durée : 3h15
Pendant la Deuxième Guerre mondiale, l’histoire vraie de Jean et Corinne Luchaire, un père et sa
fille pris dans l’engrenage de la collaboration.
Les horaires
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| 19H45 | 17H30 |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 4.2/5 , SensCritique : 7.1/10
« . »Les Rayons et les Ombres » se pose en œuvre dense et limpide […] dont l’acuité et l’intelligence époustouflent autant que la virtuosité d’exécution et la puissance d’incarnation.»
«.Xavier Giannoli rappelle une vérité intangible : « Les mots des salauds arment les bras des imbéciles »»
« .Une fresque magistrale sur la Collaboration.»
« .De 1930, quand Jean Luchaire (Jean Dujardin, ambivalent comme jamais), patron de presse aux convictions plutôt à gauche, prône l’amitié franco-allemande jusqu’à 1946, date où il fut jugé, condamné et fusillé, le film retrace la longue, intense et terrifiante descente d’un homme dans les rouages sordides de la collaboration. D’abord les premiers pas, presque hésitants, dans ceux du Maréchal Pétain, qu’il sui- vra docilement pour éviter à la France « un sort bien pire ». Puis les compromissions avec son ami allemand Otto Abetz, jadis modeste professeur de dessin francophile, désormais ambassadeur du IIIe Reich à Paris. Et les magouilles, les com- bines, les trafics en tous genres, le marché noir pour maintenir dans ce quotidien rationné un standing à la hauteur de son or- gueil, de son goût du luxe, de son appétit pour les plaisirs illi- cites. Le point de bascule est atteint quand Otto Abetz fait ap- pel à lui pour créer un organe de presse qui saura défendre la politique de l’Allemagne nazie et endormir les masses : fidèle toutou, Jean Luchaire modifie le nom de son journal Notre
temps en Les Nouveaux temps, obtient le soutien financier et logistique des Allemands et celui de Vichy, devenant ainsi le patron de presse le plus puissant de Paris occupé puis le pré- sident de la section patronale du groupement corporatif de la presse quotidienne, chargé du contrôle des journaux. Sur la question juive, sur les arrestations, sur les tableaux de maître spoliés… il fermera les yeux et finira par adopter ouvertement dans les colonnes de son journal un discours antisémite ab- ject, à l’instar de ses contemporains Louis-Ferdinand Céline, Lucien Rebatet ou Robert Brasillach. Le film va s’attacher plus particulièrement à sa relation assez tendre (et parfois ambiguë) avec Corinne (époustouflante Nastya Golubeva Carax), sa fille chérie qui deviendra une vedette éphémère du cinéma français, présentée comme « la nouvelle Greta Garbo »….»
