Les Survivants du Ché
LES SURVIVANTS DU CHE VO
France 2026. Un documentaire de Christophe Réveille.
Durée : 1h34
Depuis la victoire de la Révolution cubaine en 1959, trois guérilleros ont juré allégeance à Che Guevara et le suivent dans son combat pour exporter la révolution. En 1967, après leur ultime combat en Bolivie et l’exécution de leur leader, ces hommes de l’ombre vont réussir une incroyable échappée de 2.400 km en cinq mois. Pourchassés par plus de quatre mille soldats de l’armée bolivienne, ils parviendront finalement à rejoindre le Chili. À travers leurs témoignages inédits, « Les Survivants du Che » nous plonge au coeur de cette chasse à l’homme, où se croisent destins personnels et enjeux de la Guerre Froide..
Les horaires
| MER | JEU | VEN | SAM | DIM | LUN | MAR | MER | JEU | VEN | SAM | DIM | LUN | MAR | MER | JEU | VEN | SAM | DIM | LUN | MAR | ||
| 30 | 1er | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||
| 16H50 VO | 18H30 VO | 18H30 VO | 19H15 VO |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.5/5 , SensCritique : 6.9/10
« .Un documentaire [animé] fascinant, sur une incroyable page d’Histoire.»
«.Derrière ses limites formelles se cache un documentaire hanté par la disparition de ses sources et le besoin de reconstitution, afin d’incarner une histoire absolument folle.»
«Un tel documentaire a en lui-même quelque chose d’une entreprise folle, fascinée et acharnée, tout à son objectif de reconstituer pas à pas l’aventure dans ses moindres détails.»
«Autant l’annoncer d’emblée, Les Survivants du Che est certes un film documentaire historique, politique très solidement étayé – mais aussi un film de traque, un suspense, un véritable « survival movie ». Quoiqu’on en connaisse peu ou prou la fin, impossible de ne pas être de bout en bout happé par cet incroyable récit picaresque, qui remet aussi pas mal de pendules à l’heure…
S’il est bien une figure populaire connue à travers le monde, c’est bien celle d’Ernesto Rafael Guevara de la Serna, dit Che Guevara. Pas un endroit du globe où l’on ne croise une affiche, un drapeau, un t-shirt à l’effigie du révolutionnaire argentino-cubain. Nous connaissons tous plus ou moins son histoire, ainsi que les circonstances de sa mort. Pour rappel, après le triomphe de la Révolution cubaine en 1959, Che Guevara, accompagné de fidèles guérilleros, tente d’étendre le soulèvement au-delà de l’île de Cuba. En 1966, il s’introduit secrètement en Bolivie afin d’y lancer un nouveau foyer révolutionnaire. L’année suivante, il est capturé par l’armée bolivienne, qui bénéficie alors du soutien de la CIA. Le film débute précisément au moment de l’exécution de Che Guevara, le 9 octobre 1967, et raconte une histoire largement méconnue du grand public : six compagnons de route du Che se lancent dans une mission de survie extraordinaire et vont parcourir 2 400 km à travers la Bolivie, en territoire ennemi, dans l’espoir de rejoindre Cuba, poursuivis par 4 000 soldats. Soixante ans plus tard, les derniers camarades survivants racontent cette épopée, faite d’endurance et de loyauté, au cours de laquelle les destins individuels ont été façonnés par les grands courants géopolitiques de la Guerre froide.
La genèse du documentaire de Christophe Réveille remonte à plus de vingt ans. C’est en 2004 qu’il retrouve Benigno, un des compagnons de route du Che. Condamné à mort par Fidel Castro, l’homme vit depuis de longues années en région parisienne. Après cette première rencontre, il croise Steven Soderbergh au moment où son diptyque sur le Che sort en salle, et ce dernier lui glisse alors : « tu devrais faire un film sur les survivants – mais ce ne sera pas facile parce que nous-mêmes, on n’a pas pu tous les retrouver ». Dix ans plus tard, Christophe Réveille s’envole pour la Bolivie afin de filmer les lieux où se sont déroulés les événements. Grâce à une grande ténacité et beaucoup de patience, il parvient à retrouver deux autres survivants, Urbano et Pombo. À leurs témoignages s’ajoutent ceux de militaires boliviens, d’un agent de la CIA, d’un membre du PC local… tous, d’une manière ou d’une autre, liés à cette histoire.
Mêlant les images d’archives aux entretiens filmés avec ces différents témoins, il reconstitue le puzzle de cette haletante chasse à l’homme – comblant les « trous » du récit en mettant en scène, sur la base de leurs souvenirs, certains épisodes-clés en séquences de dessin animé particulièrement prenantes. Le film montre comment, au moment de l’engagement dans une lutte révolutionnaire, les motifs personnels sont au moins aussi décisifs que l’idéologie. Régis Debray, à l’époque très proche des combattants et de leurs idéaux – et lui-même protagoniste de cette histoire – a dans le film ces fortes paroles : « Le faible a toujours raison de se battre contre le fort, même si le combat est inégal ou a priori perdu d’avance, parce que l’impensable est toujours possible ».»
