L’Odyssée
L’ODYSSÉE VO / VF
États-Unis 2026. Une épopée de Christopher Nolan avec
Matt Damon, Tom Holland, Charlize Theron…
Durée : 2h52
Ulysse, le légendaire roi grec d’Ithaque, entreprend un périlleux voyage de retour après la guerre de Troie. Son parcours sera marqué par des rencontres avec des êtres mythiques tels que le cyclope Polyphème, les Sirènes et la magicienne Circé, jusqu’à ses retrouvailles avec son épouse, Pénélope.
Les horaires
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| 20H40 VF | 14H30 VF | 21H00 VF | 20H40 VF | 16H30 VF 20H40 VO | 20H45 VF | 20H45 VF |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 4.1/5 , SensCritique : 6.4/10
« .La véritable réussite de « L’Odyssée » est ailleurs. Christopher Nolan ne modernise pas Homère en le simplifiant ni en le recouvrant d’effets contemporains. Il le modernise en retrouvant ce qui, dans son texte, demeure d’une actualité bouleversante : la difficulté de revenir chez soi après la guerre, le poids du souvenir, la persistance de la culpabilité, l’expérience du temps et la lente reconquête d’une existence ordinaire..»
«.Beaucoup d’éléments de « L’Odyssée » peuvent rebuter au premier abord, mais au début de son dernier acte, Nolan réussit si bien le coup de maître préparé en secret dès la première scène qu’on ne peut que retenir le sublime avant tout.»
«Est-ce que « L’Odyssée » est le meilleur film de Christopher Nolan ? Chacun aura sans doute ses préférences (chez nous, ce n’est pas « Interstellar » en tout cas), néanmoins, il est, à l’heure actuelle, son plus abouti. Celui qui démontre le plus de sa maîtrise de la mise en scène aussi bien derrière la caméra que dans ce que l’image tant à raconter. Peut-être aussi celui qui, pour la première fois, nous fait réellement sentir que Christopher peut (enfin) se passer de Jonathan Nolan..»
«Heureux qui comme Nolan a fait un beau voyage et peut, enfin, présenter son Odyssée au monde impatient. Le temps l’obsédant de film en film, à l’endroit comme à l’envers (Tenet), de même que la mémoire (Inception) et son corollaire, l’oubli (Memento), ou encore le motif de l’impossible retour (Interstellar, Dunkerque), une collision frontale entre l’Anglais Christopher et l’Antique Homère tombait sous le sens. Le copieux long métrage explore des âges « d’apparence magique », selon le carton inaugural, pour narrer le périple fameux d’Ulysse (Matt Damon) vers Ithaque, où sa femme Pénélope (Anne Hathaway) et leur fils Télémaque (Tom Holland) désespèrent après vingt ans d’absence. La guerre de Troie a bien eu lieu, qui lui en a déjà volé dix, puis, l’ire de Poséidon aidant, le héros a enchaîné les galères… Mais veut-il seulement rentrer ?
L’Odyssée selon Nolan a bénéficié d’un budget luxueux (250 millions de dollars) et d’un plan com axé tantôt sur la prouesse technico-fétichiste de l’auteur (le film a été tourné en 70 mm Imax), tantôt sur la folle variété de décors naturels plus ou moins inaccessibles, entre Grèce, Sicile, îles Éoliennes, Écosse, Islande, Malte et Sahara occidental… De fait, c’est splendide, et concret, palpable : le soleil tape, la mer mouille, le vent fouette, à mille miles d’un blockbuster tourné sur fonds verts.
Comme d’habitude, le scénario « tarabiscote » à loisir entre les temporalités, enchâssant les flash-back troyens et le récit d’aventures fantastiques dans le présent d’un Ulysse captif de Calypso (Charlize Theron) et dont les souvenirs remontent peu à peu, tandis que sa fidèle épouse, rivée à son métier à tisser, endure le siège d’abjects prétendants.
Cinéaste solennel, Christopher Nolan pratique l’épique avec son éternel esprit de sérieux, lequel, ouf, n’étouffe pas le plaisir et laisse même, à l’occasion, advenir l’émotion — mention spéciale au toutou Argos. Forcément, l’auteur a choisi ses épisodes au sein du mythe des mythes, en rate certains, en réussit d’autres, à commencer par celui du cheval de Troie, vécu de l’intérieur, dans un calvaire de trouille et d’excréments. Le cyclope suscite, lui, une séquence horrifique garantie sans kitsch, qui croque les soldats comme des carottes et donne à l’expression « se faire un grec » une saveur inédite.
Bluffante aussi, la vision d’une Circé (Samantha Morton) modelant à la main, telle une plasticienne furieuse, ses visiteurs en pourceaux. Son discours, façon « Balance ton porc », participe à l’entreprise générale : raviver la modernité de l’histoire, notamment des personnages féminins, pour un public contemporain. Et mettre en relief la friction entre la légende, les chants de louanges dédiés au vainqueur, et la honte, le trauma de la guerre. L’homme aux mille tours, inventeur roué, a permis un massacre qui le hante. Plus que le mari ou le père, c’est ce meneur, ce chef qui passionne Nolan. Un héros entre deux eaux, que des soldats laissés sans sépulture, armée d’ombres remontée des Enfers, encore une belle idée, tourmentent au moins autant que des dieux en colère.»
