Lutter contre les incendies
Il n’est que de lire la presse, écouter la radio, regarder la télévision pour entendre parler d’incendie
Quels moyens matériels de lutte sont mis en place en France en 2025 ?

LES MOYENS TERRESTRES
Au premier niveau d’intervention, la lutte contre les feux il y a les sapeurs-pompiers du service départemental d’incendie et de secours (SDIS). Si besoin, ils reçoivent l’appui de renforts intra-zonaux, extra-zonaux, puis nationaux .
En complément, 400 femmes et hommes de la Brigade des militaires de la Sécurité civile (BMSC) peuvent venir en renfort. Ils peuvent intervenir sur tout le territoire national ainsi qu’à l’étranger renforçant l’action des sapeurs-pompiers grâce à la mise en œuvre de moyens spécialisés (section intervention feux de forêt, groupe appui de génie civil, détachement d’intervention retardant, détachement d’intervention héliporté…)

LES MOYENS AÉRIENS
La base de Sécurité civile de Nîmes-Garons (Gard) accueille la flotte aérienne de la Sécurité civile qui se compose de Canadair (bombardier d’eau), de Dash (bombardier d’eau, transport de matériel et de personnels), de Beech (mission de reconnaissance et de transport) et d’hélicoptères Dragon (mission de secours à la personne, de transport et de coordination) qui sont pour ces derniers répartis dans 23 bases sur l’ensemble du territoire.
Pendant la période estivale, cette flotte est complétée par 16 appareils loués par l’État : jusqu’à 10 hélicoptères bombardiers d’eau et 6 avions bombardiers d’eau
Afin de se ravitailler en eau et en produit retardant, les moyens aériens peuvent s’appuyer sur 24 stations d’avitaillement en eau ou en retardant (pélicandromes) répartis sur l’ensemble du territoire.
La gestion est centralisée sur la base de Sécurité civile de Nîmes-Garons (Gard) au centre national de coordination avancé de la Sécurité civile (CNCASC), C’est le CNCASC qui décide de la répartition des moyens terrestres et aériens avec l’appui entre autre de l’ONF qui met à disposition un réseau de mesure qui précise de la sécheresse des végétaux et de Météo-France avec ses ingénieurs prévisionnistes spécifiquement
formés aux feux d’espaces naturels (Météo France).

Au plus près de nous, le 1er juillet un important incendie qui a détruit plus de 80 hectares de végétation s’est déclaré à Sauliac-sur-Célé. Comment se sont déroulées les opérations qui a vu la mise en avant de techniques novatrices pour venir à bout des flammes ?
- Des agriculteurs locaux ont tout d’abord temporisé la progression du feu à certains endroits par des épandages d’eau en bordure des champs proches de l’incendie; ceci jusqu’à l’arrivée rapides des équipes de secours
- 400 sapeurs-pompiers, 80 véhicules étaient en action sur 3 zones distinctes : le plateau, les falaises et en contrebas du Célé.
- À plusieurs dizaines de kilomètres du sinistre, une autre équipe de pompiers œuvrait : ceux du Pélicandrome de Cahors-Lalbenque. qui ravitaillaient les Dash, (avions bombardiers) , soit en eau, soit en produit retardant. (Dans le Lot, ils sont vingt pompiers à être formés à l’activation du Pélicandrome) – 7 largages d’avions Dash 8 ont eu lieu mardi.
- Des drones de largage d’eau (Aeotic / Airvolia) ont été utilisés à titre expérimental pour atteindre certaines zones inaccessibles par les canadairs ou les camions-citernes. Ce soutien d’équipes de drones avait pour objet de contrôler les drones et larguer de l’eau sur les zones chaudes. Les appareils font 2m50 d’envergure, peuvent contenir jusqu’à 10 l d’eau et ont une autonomie de vol de 15 à 20 minutes. Cela permet d’aller éteindre des petits feux encore actifs
- Le GRIMP 46 et du GRIMP 12GRIMP sont intervenus sur les falaises pour éteindre les points chauds actifs à l’aide d’un dispositif manuel d’une portée de 12 mètres. Une technique qui n’avait jamais été mise en œuvre dans le Lot et pourrait constituer une première à l’échelle nationale. Ils sont équipés de gilets porteurs d’eau de 30 litres ou avec des lances pour éteindre les points chauds .
Bilan positif : la zone sauvée a été supérieure à celle estimée, l’utilisation d’hommes par heure a été divisée par deux. .
Avec plus de 30 feux de végétation depuis le 1er juin, alors que les conditions climatiques augmentent fortement le danger, on mesure ici toute l’importance qu’il y a à avoir un comportement responsable.
Un départ de feu peut rapidement prendre de l’ampleur, mobiliser d’importants moyens et fragiliser la capacité opérationnelle pour d’autres urgences. La responsabilité de chacun est donc essentielle
le diagnostic des vulnérabilités a révélé, qu’à l’horizon 2050, le nombre de jours à risque élevé d’incendie pourrait augmenter de + 10 à + 20 jours par an.
Le Département du Lot a pris de nouvelles responsabilités dans la lutte contre les incendies en s’engageant dans l’élaboration de nouvelles stratégies de surveillance et la construction d’aménagements de défense des forêts contre les incendies (DFCI)- le diagnostic des vulnérabilités a révélé, qu’à l’horizon 2050, le nombre de jours à risque élevé d’incendie pourrait augmenter de + 10 à + 20 jours par an. : voir https://lot.fr/defense-incendies


