Méthaniseur de Gramat: suite à une inspection il doit être mis en conformité

Une visite d’inspection menée par les agents de l’Etat le 22 mars a permis de mettre le doigt sur un défaut de mise en conformité. Lors de leur passage sur le site de méthanisation de Gramat, exploité par l’entreprise BioQuercy, les inspecteurs ont notamment remarqué que la cuve de stockage d’eau avait une capacité insuffisante en cas de risque d’incendie. « Ce n’est rien de bien grave mais les services de la préfecture nous ont demandé de réaliser des travaux pour augmenter cette capacité », explique le service communication du site de Gramat. Dont acte : une poche d’eau supplémentaire en plastique pouvant contenir plusieurs dizaines de litres sera installée en juin. « Nous avons d’ores et déjà passé la commande, tout sera prêt pour l’installation en juin alors que nous avions jusqu’en juillet », note le porte-parole du site. Malgré la mise en demeure, l’activité a continué sur le site, normalement.

Les questions du collectif citoyen lotois

Si pour la direction il ne s’agit que d’une goutte d’eau, pour les opposants à l’usine de méthanisation, c’est déjà une tout autre affaire. « Cette problématique nous interroge : cette cuve d’eau a-t-elle déjà été conforme ? Ce défaut était-il déjà connu de l’administration ? Cette citerne a-t-elle été changée ? », se demandent les membres du collectif citoyen lotois en faveur d’une « méthanisation responsable ». Pour eux pas de doute : les conséquences de ce défaut d’installation pourraient être terribles : « C’est problématique surtout que les accidents sont de plus en plus fréquents, il y a encore un mois, un incident se produisait notamment sur le site de méthanisation O’terres Energies à Ussy-sur-Marne : le toit de l’un des digesteurs s’est ouvert, résultat les riverains ont été pris de maux de tête à cause d’une forte odeur ». Le collectif continue de dénoncer « les problèmes d’installation à proximité des habitations ».

La préfecture du Lot n’a pas donné suite à nos questions.

La Dépêche

 

Ce n’est pas clair à qui la préfecture a refusé de répondre? à la Dépêche ou au collectif citoyen lotois?