Nouvelles restrictions d’eau

Les derniers épisodes pluvieux et le retour à des températures proches des normales saisonnières n’ont permis qu’une détente toute relative : la situation reste dégradée sur l’ensemble des cours d’eau et même critique sur la majeure partie. Elle s’est sensiblement aggravée sur le Célé, notamment.

Dans ce contexte, de nouvelles mesures de limitation des prélèvements sont nécessaires pour tenter de préserver la ressource en eau, la conciliation des usages et les milieux aquatiques.

Ces restrictions concernent les prélèvements réalisés dans certains milieux, notamment pour l’irrigation agricole mais aussi pour d’autres usages (arrosage de jardins et terrains de sport, remplissage de piscines et plans d’eau, lavages de véhicules, etc.). Dans les bassins concernés par ces mesures, les manœuvres de vannes des ouvrages hydrauliques sont également interdites.

Les ressources en eau potable sont également confrontées à cette situation exceptionnelle : 28 communes ont pris des arrêtés pour en limiter l’usage.

Au-delà de ces différentes mesures réglementaires, chacun doit veiller à limiter ses usages, dans tous ses actes quotidiens.

La liste ci-dessous résume les principales mesures qui seront en vigueur à partir du samedi 10 août 2019 à 8 h.

 

  • Séoune : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Petite Barguelonne : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Grande Barguelonne : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Lendou : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Lupte : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Lemboulas : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Lère, Dourre, Glaich, Cande : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Thèze : Tour d’eau de niveau 2
  • Vert amont : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Vert aval et Masse : Tour d’eau de niveau 2
  • Affluents du Lot sauf Célé, Vers, Vert et Thèze : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Vers et Rauze : interdiction tous les jours de 8 h à 20 h
  • Sagne : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Célé : interdiction tous les jours de 13 h à 20 h
  • Bervezou, Drauzou, Enguirande, Saint Perdoux et Veyre : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Céou, Bléou, Ourajoux : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Ouysse, Alzou, ruisseau d’Aynac : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Marcillande, Germaine, Melve : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Tournefeuille : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Tolerme : interdiction tous les jours de 8 h à 20 h
  • Bave : interdiction tous les jours de 13 h à 20 h
  • Mamoul : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Borrèze : interdiction tous les jours de 13 h à 20 h
  • Tourmente : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Sourdoire et Maumont : interdiction totale (sauf cultures dérogatoires)
  • Cère : vigilance

ActuLot

A propos des restrictions d’eau

Pour faire face à une insuffisance des ressources en eau, certains départements sont amenés à prendre des mesures exceptionnelles de limitation ou de suspension des usages de l’eau. Au 8 août 2019, 81 départements sont en situation de restriction.

Le site internet Propluvia proposé par le ministère de la Transition écologique et solidaire recense sur une carte tous les arrêtés de restriction d’eau département par département.

Il existe 4 niveaux en matière de sécheresse :

  • niveau de vigilance : information et incitation des particuliers et des professionnels à économiser l’eau ;
  • niveau d’alerte : réduction de moins de la moitié des prélèvements à des fins agricoles ou interdiction jusqu’à 3 jours par semaine, interdiction d’activité nautique, interdiction à certaines heures d’arroser les jardins, de laver sa voiture… ;
  • niveau d’alerte renforcée : réduction d’au moins la moitié des prélèvements à des fins agricoles, limitation plus forte des prélèvements pour l’arrosage des jardins, le lavage de voitures, pouvant aller jusqu’à l’interdiction de certains prélèvements ;
  • niveau de crise : arrêt des prélèvements non prioritaires y compris des prélèvements à des fins agricoles, seuls ceux en relation avec la santé, la sécurité civile, l’eau potable ou encore la salubrité étant autorisés.

Au 8 août 2019, 81 départements font l’objet d’une restriction (au-delà du niveau de vigilance).

Selon les données du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) relevées début juillet 2019, les niveaux de nappes phréatiques se situent globalement autour ou en-dessous des niveaux moyens des mois de juin, à l’exception de la Corse. Ces niveaux traduisent une recharge 2018-2019 peu abondante du fait de précipitations faibles et parfois tardives durant l’automne et l’hiver. Alors que le mois de juin 2018 était caractérisé par une situation générale satisfaisante, les niveaux de juin 2019 sont globalement très inférieurs.

  À savoir :

Les seuils entraînant des mesures de restriction sont définis au niveau local par les préfets afin de faciliter la réaction en situation de crise et la concertation entre les différents usagers d’un même bassin.

Les arrêtés sécheresse ne peuvent être prescrits que pour une durée limitée pour un périmètre déterminé. Ils doivent assurer l’exercice des usages prioritaires, plus particulièrement la santé, la sécurité civile, l’approvisionnement en eau potable et la préservation des écosystèmes aquatiques, tout en respectant l’égalité entre usagers des différents départements et la nécessaire solidarité

Service-Public

2 commentaires pour “Nouvelles restrictions d’eau

  1. Stramandino
    samedi, 10 août 2019 à 09:38

    Bonjour,
    Ce qui est choquant, c’est qu’il est noté restriction totale SAUF CULTURE DÉROGATOIRE….
    Quand on constate l’arrosage permanent des champs de maïs le long du Lot, il faudrait peut-être se poser les bonnes questions en terme de choix agricole. En cultivant des plantes, céréales ou légumes adaptés à notre écosystème, et donc pas ou très peu d’apport en eau, pesticides, ce qui évite l’assèchement des cours d’eau, nappes phréatiques…. enfin, c’est du bon sens….
    Comment faire pour interdire de telles cultures et revaloriser nos territoires et traditions locales?

    • jevouslis
      samedi, 10 août 2019 à 11:01

      Il faut accélérer la transition mais ça ne peut pas se faire d’un seul coup, dans certains domaines il n’y a pas de transition du tout, il nous faut suivre son avancement et qu’on ait les informations pour.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.