Outsiders
OUTSIDERS VO
États-Unis 1983. Un drame de Francis Ford Coppola avec Matt Dillon,
Patrick Swayze, C. Thomas Howell…
Durée : 1h31
En 1966, à Tulsa, en Oklahoma. Ponyboy et Sodapop vivent sous la responsabilité de leur frère Darrel, dans une maison délabrée qui sert aussi de refuge à leurs copains. Tous trois appartiennent aux «Greasers», jeunes délinquants, écorchés vifs, issus des milieux pauvres. Ils règnent en maître sur leur quartier et se déplacent en bande pour riposter aux attaques des «Socs», fils de bourgeois des quartiers riches. Un soir, Ponyboy et Johnny se lient d’amitié avec Cherry, la petite amie de Bob, le chef des «Socs»
RÉTROSPECTIVE DE L ÉTÉ
FRANCIS FORD COPOLA
Les horaires
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| 21H15 VO |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.7/5 , SensCritique : 7.0/10
« . Francis Ford Coppola, après le désastre financier de son film musical Coup de cœur (One from the Heart 1982), va se lancer dans la réalisation de deux films financièrement plus modestes. Il va adapter, avec son concours, deux œuvres de la romancière S.E. Hinton. Mais, toujours original et inattendu, il va les traiter chacun d’une manière bien différente. Celui-ci est d’une facture plutôt classique alors que le second, Rusty James (Ramble Fish également de 1983), sera très stylisé et en noir et blanc.
Le récit se concentre sur le parcours de Ponyboy Curtis (C.Thomas Howell), un membre des Greasers et dernier d’un fratrie d’orphelins. Le jeune va vivre une terrible aventure qui va le marquer à tout jamais et lui faire perdre l’insouciance de l’enfance.
L’histoire est des plus classiques. Elle rappelle à distance La fureur de vivre (Rebel Without a Cause de Nicholas Ray, 1955) ou encore West Side Story (Robert Wise et Jerome Robbins, 1961) pour l’affrontement des bandes rivales. Le film, d’une mise en scène maîtrisée, a entre autres pour mérite d’engager une réflexion sensible et émouvante sur la jeunesse confrontée à la différence de classes, et qui ne sait l’exprimer que par la violence.
Le cinéaste a eu aussi le nez particulièrement creux en engageant un panel de jeunes acteurs, dont plusieurs compteront dans les années à venir. Pour ne citer qu’eux : Patrick Swayze, Matt Dillon (que l’on verra aussi dans Rusty James), Tom Cruise, Rob Lowe, Emilio Estevez, et rare femme de ce film : Diane Lane, qui tournera aussi Rusty James et autres réalisations de Coppola.
Toujours entouré de fidèles, le réalisateur a confié la musique à son père Carmine, les décors à Dean Tavoularis, et l’on retrouve dans de petits rôles le chanteur Tom Waits, et sa fille Sofia, la future cinéaste...»
«Deux bandes d’adolescents bagarreurs s’opposent dans une petite ville de l’Oklahoma. D’un côté, les Greasers, délinquants sans famille, adeptes de la Gomina et du tee-shirt sans manches. De l’autre, les Socs, gosses de riches en Cadillac.
C’est un Coppola surprenant après le tam-tam barbare d’Apocalypse Now et les néons clinquants de Coup de cœur : le cinéaste y dévoile tout à coup un tempérament fleur bleue. Il exalte l’amitié, la fraternité. Et n’hésite pas à nous assener des couchers de soleil dignes de Spielberg. Nous ne sommes pas loin, parfois, des sirops de l’Oncle Disney et des pires flonflons du rêve américain. Sauf que Coppola est un roi de la mise en scène.…»
«V.»
«.r.»
