Point sur la situation économique et financière des exploitations agricoles du Lot

Les exploitations agricoles

La commission a donc fait un point sur la situation économique et financière des exploitations agricoles, un grand nombre de filières ayant été impactées en 2024 par les aléas climatiques.

A ce titre, un peu plus de 3 millions d’euros devraient être versés par l’Etat à 260 exploitations au titre des aides d’urgence pour pertes de récolte et perte d’arbres, suite au gel et à l’excès de pluie enregistrés l’année dernière (les secteurs de l’arboriculture et de la viticulture étant particulièrement touchés, la reconnaissance de perte de récolte pour « excès de pluie » étant par ailleurs étendue aux producteurs de semences de légumineuses fourragères du Lot).

Une aide spécifique sera également versée à 26 jeunes viticulteurs pour un montant moyen d’un peu plus de 5 000 euros dans le cadre du dispositif déployé par le Ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire.

La commission a été informée de la bonne fin de la campagne PAC 2024 (83 millions d’euros ayant été versés à près de 3 000 exploitations), et de l’ouverture de la campagne PAC 2025 (pour laquelle 2 920 dossiers ont été déposés).

L’élevage

La commission a également fait le point sur la situation de l’élevage dans le Lot. Pratiquée par 2 400 exploitations (sur les 3 600 que compte le département), cette activité fait l’objet d’une forte baisse d’activité due notamment à l’augmentation des épizooties et aux difficultés d’investissement et de transmission.

En 2025, les éleveurs du département ont déposé 1 067 demandes au titre des aides bovines, 503 pour les aides ovines et 100 pour les aides caprines. Des actions sont développées avec la profession et la Chambre d’agriculture pour renforcer la lutte contre les épizooties, adapter les pratiques d’élevage au changement climatique, trouver des voies adéquates pour l’abreuvement et travailler en lien avec les collectivités sur les investissements et transmissions de ces exploitations et les installations.

Pour lutter contre les épizooties, la commission a souligné l’importance et l’efficacité de la vaccination préventive renforcée, à l’image de ce qui a été réalisé pour les canards s’agissant de la grippe aviaire. Un fort investissement de l’État (prise en charge à 85 % en 2023-2024 soit 1 million d’euros pour le Lot, 70 % en 2024- 2025 puis 40 % en 2025-2026) permet de protéger cette filière. Des soutiens conséquents de l’État se poursuivent également s’agissant de la vaccination contre la Fièvre catarrhale ovine (FCO) ou la Maladie hémorragique épizootique (MHE).

Transition agro-écologique de l’agriculture

La commission a salué le travail engagé par la profession et la Chambre d’agriculture avec le soutien de l’État en faveur de la transition agro-écologique de l’agriculture lotoise. En 2024, l’État a soutenu à hauteur de 1,25 millions d’euros des groupements d’agriculteurs qui portent ces projets : techniques de conservation des sols, développement de l’autonomie fourragère, adaptation des pratiques d’élevage, développement de l’accès à l’eau agricole. Grâce à ce travail collectif, le Lot est un des départements les plus avancés d’Occitanie dans ce chantier d’adaptation.

La prochaine commission se réunira fin 2025.

Source : préfecture du Lot