Pôle Emploi: Retrouver son énergie

C’est une première dans la région Occitanie : l’agence Pôle emploi de Cahors mène une action spécifique pour des demandeurs d’emploi en situation de stress, de souffrance ou encore de burn-out.

Cette action de reconstruction et de redynamisation est partie des demandeurs d’emploi. «En entretien avec des conseillers et psychologues, ils ont évoqué des situations de souffrance liées à de précédentes expériences. Nous avions cette difficulté de ne pas remettre dans l’immédiat une personne en souffrance dans le monde du travail. Il y a un temps de résilience» explique Régis Ollier, directeurs de l’agence Pôle emploi de Cahors. «C’est un devoir pour les services publics d’être à l’écoute, un devoir d’apporter des solutions. On a des budgets, on peut innover» ajoute-t-il.

Depuis le mois de mai, Laurence Chambon, formatrice à Faire de l’emploi son label (FEL), intervient. Redonner confiance, de l’espérance, rompre avec le sentiment de solitude : tels sont ses défis. «Nous avons des activités collectives où interviennent des personnes peu classiques : un coach sportif, une sophrologue, une socioesthéticienne. Nous avons également des entretiens individuels deux jours par semaine», poursuit le directeur. Laurence Chambon, elle, remarque que «c’est un bon groupe. S’il y avait eu plus de personnes, ça aurait pu être anxiogène. Le collectif a un effet miroir, il fonctionne bien. Ce ne sont pas les formateurs qui renvoient du positif, mais les personnes». Et d’ajouter : «Ce n’est pas qu’intellectuel, il y a tout ce qui se passe dans le groupe, ils extériorisent les choses. C’est un moment de pause tout se projetant au niveau du travail. Il y a des possibles» confie la formatrice. Parmi les 11 demandeurs, certains sont inscrits depuis peu, d’autres depuis deux ans. «C’est hétéroclite mais on avance. Nous étions dans un rond-point. Aujourd’hui, nous sommes en situation de retrouver ou trouver des chemins», glisse Laurence Chambon. «La souffrance au travail, c’est une thématique d’actualité. Est que les gens en parlent plus ou est-ce dû au fait que le monde du travail évolue très vite ? Cette action a des effets visibles, c’est encourageant» indique Régis Ollier. L’action va se terminer au mois d’août. «Nous allons faire une évaluation, continuer à suivre ces demandeurs» tient-il à préciser.

 

«On a retrouvé l’énergie»

Cadre, après avoir travaillé dans trois structures à l’international, ce cinquantenaire a fait trois burn-out, changé de région. «Les gens sont bienveillants. Beaucoup ont souffert d’autres encore plus. En nous exprimant, ça relativise. Cette action tire tout le monde vers le haut. Au début on était perplexe, par rapport au coach sportif, à la sophrologue, la socio esthéticienne. Ils nous font beaucoup de bien. Dans le groupe, il y a une émulation. On a retrouvé l’énergie. C’est une initiative extraordinaire» témoigne ce demandeur d’emploi.


Le chiffre : 11

demandeurs d’emploi > au FEL. Le nombre de demandeurs d’emploi qui bénéficient du dispositif

Marielle Merly La Dépêche

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