Première séance

BLADE RUNNER
Un film de Ridley Scott sorti en salle en 1982

d’après le roman Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?
de Philip K. Dick

Vendredi 18 septembre 2020
Soirée « adaptation au cinéma »
Ils ont écrit hier sur la société d’aujourd’hui

18h30 Lecture à la BIG d’extraits du livre présenté par une personne de la BIG
19h45 Repas partagé à la BIG
20h30 Projection-débat au cinéma l’Atalante animée par Alain Chêne

Présentation :

Le titre « BLADE RUNNER » provient d’un roman d’Alan E. Nourse et le film est l’adaptation du livre de Philip K. Dick Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques ?

Le romancier Philip K. Dick écrivait à propos de son livre « Je commençais à élaborer ma théorie de l’humain contre l’androïde, cet humanoïde bipède qui n’est pas d’essence humaine. »

Le film se déroule en 2019. Trois personnages incarnent le questionnement sur ce qui fait de nous des êtres humains au-delà des apparences aussi parfaites soient-elles. Rick Deckard est humain, c’est un Blade runner qui traque les androïdes infiltrés illégalement sur terre. Roy Batty est un androïde programmé pour ne vivre que 4 ans. Il est venu sur terre pour trouver le moyen de prolonger sa vie. Dans la scène finale Batty passe ses dernières instants à déclamer à Deckard son « monologue des larmes dans la pluie » avant de succomber, montrant ainsi posséder au moins autant d’empathie, voire de spiritualité, que les humains qui cherchent à le tuer. Enfin, Rachel, elle est aussi un robot mais elle l’ignore car on lui a implanté de faux souvenirs,

En accomplissant sa mission, Rick Deckard n’aura de cesse de se demander ce qui différencie l’Homme de l’androïde et ce qui fait son humanité. C’est peut-être le thème central du film. Certaines scènes nous font ressentir le désarroi et le doute du blade runner incarné par Harrison Ford.

Le roman, comme son adaptation cinématographie, nous renvoient à des sujets très contemporains. Notre relation à la technologie et à « l’Intelligence artificielle ». Que penser aussi de la notion d’humain « augmenté » et de post-humanisme ? Des sujets que l’on retrouve chez le philosophe Günter Anders dans son livre L’Obsolescence de l’homme.

Il y a un autre thème dans le roman qui est l’écologie. Le monde de Blade runner est une terre dévastée par la guerre nucléaire. Les êtres vivants ont presque tous disparus et les humains sont, pour la majorité, partis vivre sur Mars.

Le film s’achève sur ces mots de Roy Batty.

« J’ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez imaginer… Tous ces moments se perdront dans le temps… comme… les larmes dans la pluie… Il est temps de mourir. »
Extrait du Monologue des larmes de pluie

La Première Séance, une soirée proposée par l’association IDÉtorial et la BIG.

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