Rue Malaga
RUE MÁLAGA VO
France / Espagne / Maroc / Allemagne / Belgique
Une comédie dramatique de Maryam Touzani
avec Carmen Maura, Marta Etura, Ahmed Boulane…
Durée : 1h56
Maria Angeles, une Espagnole de 79 ans, vit seule à Tanger, dans le nord du Maroc, où elle profite de sa ville et de son quotidien. Sa vie bascule lorsque sa fille Clara arrive de Madrid pour vendre l’appartement dans lequel elle a toujours vécu. Déterminée à rester dans cette ville qui l’a vue grandir, elle met tout en œuvre pour garder sa maison et récupérer les objets d’une vie. Contre toute attente, elle redécouvre en chemin l’amour et le désir…
MOSTRA DE VENISE: Prix du Public
Les horaires
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| 18H30 VO |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné:3.6/5 , SensCritique :6.9/10
« .Entre moments intimes et moments d’écoute, les silences et les sons auront alors particulièrement leur importance dans ces moments empreints d’une immense douceur, que la photographie, qui met merveilleusement en valeur la nature qui les entoure, sera aussi amenée à renforcer.»
«.Rue Malaga baigne dans des jolies teintes orangées et dorées qui ravissent l’œil. Voilà un beau film sur le refus, la débrouillardise et la célébration de l’âge. On en ressort tout ragaillardi, prêt à en découdre avec la vie jusqu’à la fin.»
« .Carmen Maura impressionne par sa justesse et sa liberté de jeu. Elle compose une femme concrète, imprévisible, joyeuse et souvent drôle. Rue Malaga est une belle leçon de résilience et rappelle qu’il n’y a pas d’âge pour reprendre possession de sa vie.»
« .Du haut de ses 79 ans épanouis, Maria l’Espagnole mène une vie harmonieuse dans son appartement de la rue Málaga, à Tanger. Tout le monde dans le quartier apprécie cette dame
coquette, discrète, au mot charmant, qui aime regarder s’écouler le temps et les passants depuis sa fenêtre. Sur la plaque de son immeuble cohabitent trois langues : l’arabe, l’espagnol et le français, à l’instar de ses habitants, tous bi- lingues, a minima. Une plaque qui témoigne en un clin d’œil de la grande Histoire (celle de l’immigration, du protectorat
espagnol, de la colonisation, de la décolonisation…) et de la petite histoire (celle des métissages, du bien vivre ensemble). Si ce n’est pas le paradis, cela s’en approche furieusement au regard de Maria Angeles, comblée par ses routines quo- tidiennes : dorloter ses géraniums, se préparer, faire ses courses en s’enivrant des fragrances des herbes et épices, aller fleurir la tombe de ses chers défunts, échanger une pa- role de connivence avec celles et ceux qu’elle croise, dégus- ter des plats divins après les avoir cuisinés… Un bonheur fait de petits riens, qui finissent par faire un tout.Mais ce petit bonheur va vaciller le jour où Clara, sa fille, dé- barque sans crier gare : elle a décidé qu’elle voulait récupé- rer l’appartement de Maria pour le vendre. Elle en a besoin,
elle, et elle a vite fait de décréter que sa mère a au contraire toutes les raisons de le quitter : elle vieillit, elle ne doit plus vivre seule, elle va rentrer à Madrid, où elle aura le bonheur de
s’occuper de ses petits enfants… Mais Maria, on le devine, n’a nullement l’intention de se laisser dicter sa conduite par qui que ce soit, sa fille incluse. Elle va donc entrer en résistance… et le spectacle va être particulièrement réjouissant »
