Salviac : un musée rural et solaire
Ce musée tout le monde ou presque en a entendu parler si ce n’est l’a visité. Le musée de Benoît Jouclar, emblème du patrimoine rural et automobile du Lot, se métamorphose. À la croisée de la tradition agricole et de l’innovation énergétique, Un hangar solaire de 1 800 m², actuellement en construction, va bientôt abriter ses collections uniques et un parcours scénographique inédit, marquant une nouvelle ère pour ce lieu atypique.
Luc Gétreau a interviewé Benoit Jouclar le fondateur du musée. Nous vous résumons ici l’entretien qui est à retrouver ici.
Face à l’afflux croissant de matériel en provenance d’Occitanie et de l’étranger, Benoît Jouclar, fondateur du musée, a dû faire face à un problème de place. Grâce à son statut d’agriculteur, il a pu lancer la construction d’un nouveau bâtiment, financé en grande partie par l’entreprise APEX Energie. Spécialisée dans le photovoltaïque, cette dernière a investi dans la structure métallique, les panneaux solaires et le transformateur, en échange de l’exploitation de la toiture sur 15 à 20 ans. « Tout le monde y trouve son compte », souligne Benoît Jouclar, qui insiste sur l’autofinancement du musée, jamais subventionné depuis sa création il y a 20 ans.
L’architecture sera intégrée au paysage Le bâtiment, fermé sur trois côtés et recouvert d’une castine blonde de Montcabrier, s’intégrera harmonieusement dans le paysage collinaire. La façade sud, équipée de baies vitrées, laissera entrer une lumière naturelle, tandis que l’aménagement paysager environnant renforcera cette intégration. À l’intérieur, l’espace sera optimisé pour mettre en valeur les pièces phares de la collection — voitures, tracteurs, camions — restaurées avec passion par Alain Fournier, surnommé le « Mac Gyver de la mécanique ».
Une scénographie pour séduire et surprendre Benoît Jouclar promet une exposition de qualité, organisée en plusieurs univers, avec son lot de surprises. L’objectif : offrir une expérience immersive aux visiteurs, tout en valorisant un patrimoine souvent méconnu. « Les gens ont besoin de rêver, surtout en période d’incertitude », confie-t-il. Le musée, qui attire déjà des journalistes du monde entier (Espagne, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud), entend ainsi renforcer son attractivité touristique pour Salviac et la Bouriane.
Un pari pour l’avenir Le chantier doit s’achever pour une ouverture prévue le 1er mars 2026. « C’est le projet le plus ambitieux de ma vie », déclare Benoît Jouclar, entouré de ses complices, Alain Fournier, Christelle Lagorce et Bernadette Dauriac. Après des débuts difficiles, le musée, né sur une ancienne ferme familiale, s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire, entre transmission, innovation et respect de l’environnement.
*À suivre : l’inauguration et les premières réactions des visiteurs, attendues avec impatience


