Sylvain Bertray décoré pour avoir sauvé les passagers d’une voiture en feu

la medaille de bronze dhonneur pour acte de courage pour  sylvain bertray qui a sauve un couple  d'automobilistes

la medaille de bronze dhonneur pour acte de courage pour sylvain bertray qui a sauve un couple d’automobilistes

Devant le monument aux Morts de Cahors, hier matin, Sylvain Bertray a été décoré par Catherine Ferrier, la préfète du Lot de la médaille de bronze d’honneur pour acte de courage et de dévouement. Cet étudiant de 29 ans originaire de Nantes, qui fait un Master en organisation et production culinaire à l’université Paul-Sabatier à Toulouse.

«Les faits remontent au 2 septembre. C’est déjà loin» dit-il avec un sourire timide.

Ce jour-là, dans la matinée, Sylvain Bertray qui roule sur l’autoroute A 20 dans le sens Paris-Toulouse, à hauteur de la commune de Reilhaguet dans le Lot, voit dans son rétroviseur un véhicule faire soudain une embardée, monter sur le talus avant de se retourner complètement sur le toit. Le jeune homme immobilise son véhicule un peu plus loin sur la bande d’arrêt d’urgence avant de se précipiter vers la voiture accidentée. Il faut faire vite, des flammes et de la fumée commencent à sortir et à noircir les pneus. Sylvain se rappelle avoir d’abord extrait la passagère par la fenêtre du coffre en arrachant le hayon. «Le conducteur avait lui une jambe coincée, il était bloqué dans l’habitacle, mais quand j’ai vu le feu, je l’ai tiré hors de la voiture avec l’aide de deux routiers».

Deux mois plus tard les retraités et leur sauveur qui sont restés en contact après les faits avaient plaisir à se retrouver à Cahors.

Au milieu des sapeurs-pompiers, à quelques mètres des bénévoles de la Croix Rouge et des cadets de la Sécurité Civile réunis à l’occasion de la commémoration du 98e anniversaire de l’Armistice, Sylvain Bertray est au premier rang, sa décoration épinglée sur la poitrine.

Derrière les sourires, l’émotion n’était pas loin.

Dans le public qui suit la cérémonie, il y a ses parents et un couple de retraités, Michel et Sylvie Herbaut, heureux mais les yeux un peu humides : «C’est nous les miraculés !».