Tucker
TUCKER VO
États-Unis 1989. Un film de Francis Ford Coppola avec Jeff Bridges, Frederic Forrest, Joan Allen…
Durée : 1h50
Preston Tucker est un inventeur passionné, déterminé à bouleverser l’industrie automobile avec la Tucker Torpedo : une voiture audacieuse, novatrice, en avance sur son temps.
RÉTROSPECTIVE DE L ÉTÉ
FRANCIS FORD COPOLA
Les horaires
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| 21H05 VO | 19H00 VO |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.6/5 , SensCritique : 6.9/10
« . Francis Ford Coppola n’a probablement pas choisi le destin réel de Preston Tucker, cet inventeur visionnaire par hasard. Le parallèle avec sa propre expérience de cinéaste visionnaire mais parfois incompris de l’industrie du cinéma, semble s’imposer.
Le cinéaste (dans une coproduction signée George Lucas), choisit le dynamisme, la bonne humeur et le ton de la comédie pour raconter la pourtant triste histoire de cet inventeur d’avant-garde qui sera étrillé par les constructeurs automobiles établis qui se partagent le marché. Et pourtant, la Tucker, construite au départ par une bande de bricoleurs de génie, était en avance sur son temps, avec plusieurs innovations comme les ceintures de sécurité.
Le récit suit l’équipe de Tucker montrée comme vivant une aventure picaresque, parsemée d’embûches cocasses qui ne découragent pas ce passionné d’automobile.
Jeff Bridges, costume toujours impeccable, incarne avec malice cet ingénieur automobile de génie, totalement incompris, car trop en avance. Autour de lui, on trouve Martin Landau, financeur fébrile et ami fidèle ; ou encore Frederic Forrest, fidèle du cinéaste, dans le rôle d’un technicien de génie.
À noter que Tucker sera le premier film a bénéficier du système d’auto-description destiné aux aveugles et malvoyants. Toujours l’innovation..»
«En 1945, dans le Michigan. Preston Tucker a mis au point une voiture exceptionnelle, la Torpedo. L’homme d’affaires Abe Karatz, d’abord sceptique, finit par se laisser convaincre par son enthousiasme… « J’avais une bonne raison de m’intéresser à Tucker : ma passion pour les machines et les inventeurs, personnages méconnus dont les vies abondent en péripéties dramatiques », avouait Coppola. Il aurait pu ajouter qu’il possédait deux des quarante-six voitures encore en circulation de ce précurseur…»
«Voilà du Coppola, et du bon. Mais pas de l’exceptionnel. Tucker:
the Man and His Dream n’a pas fait forte impression lors de sa sortie, en 1988. Il gagne à être revu, comme un testament: c’est une brillante mise en scène des désillusions du cinéaste.
Un homme se met en tête de construire des automobiles révolutionnaires envers et contre l’ordre établi par la grande industrie (les «Big Three» de Detroit). Il n’y parviendra pas. Francis Ford Coppola filme le rêve américain avec un brio rappelant Frank Capra et une esthétique à la Raymond Loewy. Derrière Detroit, c’est évidemment Hollywood qui est visé. Tout cela est extrêmement bien huilé. Mais venant d’un homme qui avait naguère enchaîné l’insensé Apocalypse Now (1979), le féerique Coup de coeur (1982), le troublant Outsiders (1982) et l’inoxydable Rusty James (1983), on attendait mieux.
En fait, espérait-on encore quelque chose? L’affaire Coppola a commencé à mal tourner avec le platouille Cotton Club (1984). Les deux films suivants Peggy Sue s’est mariée (1986) et Jardins de pierre (1987) ont fait remonter un peu le cours de l’action, sans toutefois effacer le krach rampant. Puis voilà Tucker, belle mécanique cinématographique, qu’aucun grain de folie, hélas! ne vient enrayer…»
«.r.»
