Un Grand Raccourci
UN GRAND RACCOURCI
France 2026. Une comédie dramatique de Armand
Foëx et Clément Devilliers avec Sara Montpetit, Louise
Labeque, François Le Bris…
Durée : 1h21
Quand le restaurant familial menace de fermer, deux cousins bretons relâchent des rats pour s’improviser dératiseurs. Le même été, deux jeunes femmes trafiquent le concours de beauté local pour promouvoir leurs bijoux. Embarqués dans leurs stratagèmes chaotiques, ces quatre débrouillards en quête d’avenir finissent par se percuter…
Les horaires
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| 18H00 | 20H45 |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.6/5 , SensCritique : 6.3/10
« .Quant au casting de jeunes talents, il est tout juste épatant ! Une idée pour cette fin d’été : courir découvrir ce quatuor qui compose comme il peut avec les difficultés d’une vie en milieu rural.»
«Un premier film hors des clous et revigorant, mais aussi le portrait tendre d’une jeunesse débrouillarde, naviguant comme elle peut dans les arcanes capitalistes d’un monde déserté.»
«Aussi drôle que touchant, « Un grand raccourci » est un très beau premier film (…).
«Pour sauver le restaurant de son oncle au bord de la faillite, Corentin a trouvé LA bonne idée : devenir dératiseur. Il en est convaincu, avec cette activité l’argent va couler à flots et rapidement. Surtout que Corentin, pressé de booster sa nouvelle activité, entreprend d’aller à l’animalerie du coin pour acheter un maximum de rongeurs avant de les relâcher dans la nature… pas trop loin des habitations dans la boîte aux lettres desquelles il a bien sûr soigneusement glissé au préalable son prospectus publicitaire… Son cousin Grégoire, qui est pourtant la perplexité incarnée concernant ce projet, décide quand même de lui filer un coup de main. Parce que Corentin sans Grégoire, c’est la cata assurée…
En parallèle, Maeva est la reine de toutes les combines pour se faire un peu d’argent. Si quelque chose peut se refourguer, vous pouvez être sûr qu’elle y a forcément pensé ! Justement, elle se retrouve avec pas mal de bijoux – soi-disant faits main et soi-disant par des artisans du coin – qu’elle aimerait bien revendre à bon prix. Et quoi de mieux que d’approcher les organisateurs du concours de beauté de la région ? Quoi de mieux que ses magnifiques bijoux pour orner les futures miss du pays ? Maeva réussit à convaincre sa copine Louise, un peu naïve sur les bords, de participer au concours pour promouvoir de l’intérieur sa marchandise… Louise n’a pas vraiment les mensurations requises pour se présenter ? On ne va pas se laisser arrêter par des détails !
Embarqués dans des stratagèmes franchement chaotiques, nos quatre débrouillards en quête d’avenir vont finir par se percuter, les raccourcis qu’ils et elles espéraient emprunter vont en fait les entraîner dans d’inextricables détours pour notre plus grand bonheur. « La réalité a une manière amusante de nous rappeler que les choses sont souvent plus complexes et plus longues qu’elles n’y paraissent. On pense gagner du temps, on pense avoir trouvé la faille, et on se retrouve embarqués dans une aventure humaine qu’on n’avait pas prévue. »
Armand Foëx et Clément Devilliers sont deux jeunes Nantais dont l’amitié s’est forgée dès le collège autour de leur passion commune du cinéma. En l’espace de cinq ans, ils ont auto-produit et tourné pas moins de sept courts métrages, forgeant ainsi leur regard de cinéastes et créant leur petite troupe de techniciens et de comédiens avec qui ils désirent continuer l’aventure de la création. L’idée de binôme qu’ils forment derrière la caméra semble tellement importante pour eux que le motif se retrouve d’ailleurs au cœur de leur Grand raccourci où l’histoire est rythmée par des couples de personnages qui vont révéler leur vérité seulement dans l’altérité. Sans oublier que la dualité apporte un fort potentiel comique chez un personnage qui peut être totalement différent en fonction de qui se retrouve face à lui. Les jeunes comédiens s’en donnent à cœur joie dans ce processus, notamment Jules Porier (vu entre autres dans Madre de Sorogoyen, La Nuit du 12 de Dominik Moll ou L’Épreuve du feu d’Aurélien Peyre), véritable caméléon qui change selon qu’il se retrouve en face de Louise ou de son oncle Patrice, totalement au bout du rouleau dans son restaurant.
C’est très drôle, c’est touchant juste ce qu’il faut et ça parle surtout de l’énergie brute de la jeunesse, en oscillation permanente entre l’élan et l’empêchement. C’est un vrai régal d’emprunter ce raccourci avec ces jouvencelles et ces jouvenceaux, pour se rendre compte que la route va être plus longue que prévu mais que les obstacles, pas d’angoisse, peuvent être contournés !.»
