Une manifestation réussie
Comme l’avait écrit JM Courtin (président de la CCQB et maire de Gourdon,) « …. même si l’on peut croire que cette manifestation ne concerne pas directement la ligne POLT, il faut bien prendre en compte que les « dessertes fines » desservant la Nouvelle Aquitaine et le Massif Central sont capitales pur la pérennité de la POLT. Sans ces dessertes, compte tenu du manque de trains notamment au Sud de Brive, de la dégradation constante des temps de parcours, de retards parfois de plusieurs heures, pannes au départ ou en ligne, de suppressions de trains inopinées, de correspondances à Brive trop souvent mal assurées, la situation ne pourrait qu’empirer pour notre Département du LOT »
Raisons pour lesquelles l’association TEPLG s’était jointe à cette manifestion
Plus de 700 personnes étaient donc présentes samedi 31 janvier après-midi à Limoges pour dénoncer l’abandon du Massif central par la SNCF et réclamer à l’Etat un plan de rénovation de ses lignes ferroviaires.
Le cortège réunissant plus de 36 associations d’usagers ainsi que de nombreux élus, s’est rendu depuis la gare de la ville à la préfecture de Haute-Vienne où des manifestants ont accroché leurs vieilles chaussures aux grilles. « Nous avons assez d’user nos vieux souliers, c’est en train que nous voulons nous déplacer », « Usés d’attendre des trains. Massif… central mais contourné ! », pouvait-on lire sur des banderoles.
« Le contournement du Massif central pour la ligne Bordeaux-Lyon a été l’étincelle pour cette mobilisation », a expliqué à l’AFP, Stéphanie Picard, porte-parole du collectif des Usagers du Train Clermont-Paris. Fin novembre, la SNCF a annoncé le lancement d’une liaison TGV Ouigo Lyon-Bordeaux via l’Île-de-France (lire notre article). « Ces petites lignes, c’est notre métro pour aller travailler, étudier, pour la culture, les soins… Le problème, c’est que plus on attend pour les remettre en marche, plus ça coûte de l’argent et plus ils ne les remettront pas en marche », fustige cette usagère. « Il y a cette fatalité d’irréversibilité qu’on ne peut pas admettre. »
Pour Bernard Peuch, porte-parole du collectif Angoulim et habitant de Saint-Junien (Haute-Vienne), la manifestation « est une réussite depuis le début » pour avoir réussi « à fédérer autant d’organisations », alors que le projet de loi-cadre pour le développement des transports qui aurait dû être présenté en conseil des ministres ce 4 février (lire notre article) vient d’être reporté au 11, selon le cabinet du ministre des Transports, Philippe Tabarot.
Les associations d’usagers réclament « un vrai plan de financement pluriannuel pour le rail ». « On attend un État vraiment stratège et planificateur qui investisse dans le rail. Il faut vraiment des décisions, que ça avance », insiste Bertrand Peuch. « On a beau dire qu’on vous met des bus de substitution, ça, c’est de la bêtise parce que c’est du mal-transport », estime-t-il.
Selon les associations d’usagers et les élus, l’absence de trains est « un facteur d’inégalité » pour les entreprises et les territoires qui en sont privés. « On voit bien que cette annonce de la SNCF de contourner le Massif central va effacer la Creuse, mais aussi d’autres départements du Massif central, de cette possibilité demain d’accueillir des nouveaux télétravailleurs », pointe également la présidente du conseil départemental de la Creuse, Valérie Simonet.
Source : la banque des territoires
A retrouver sur le site de teplg


