Vivaldi Et Moi
VIVALDI ET MOI
VO
Italie 2026. Un biopic historique et musical de Damiano
Michieletto avec Tecla Insolia, Michele Riondino, Fabrizia
Sacchi…
Durée : 1h50
Au début du XVIIIème siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphe
lines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, l’orchestre de
jeunes filles se produit pour les riches mécènes de l’institution. Cécilia, 20 ans, y excelle en tant
que violoniste. Jusqu’au jour où l’arrivée d’un nouveau maître de musique, Antonio Vivaldi, vient
bousculer sa vie et celle de l’Ospedale.
Les horaires
| MER | JEU | VEN | SAM | DIM | LUN | MAR | MER | JEU | VEN | SAM | DIM | LUN | MAR | MER | JEU | VEN | SAM | DIM | LUN | MAR | ||
| 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 23 | 1ER | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | ||
| 18H55 VO | 16H45 VO | 17H05 VO | XXX | XXX |
Les critiques :
**** / ***** AlloCiné: 3.5/5 , SensCritique : 6.8/10
« .Vivaldi et moi, en salles ce mercredi, est un hommage vertueux, plein de maestria, aux musiciennes de l’Ospedale della Pietà, à Venise, du temps du compositeur Antonio Vivaldi, tout à la fois professeur et mentor..»
«Derrière le titre factuel et sommaire (celui de la version originale, « Primavera », était plus allégorique), cette fiction brodée autour de l’auteur des « Quatre Saisons » dresse avant tout le portrait d’une jeune orpheline qui, sous l’égide du maître, trouve l’occasion de s’émanciper de sa condition.»
«.Pour son premier long-métrage, le réputé metteur en scène d’opéras Damiano Michieletto adapte avec une élégante rigueur formelle le roman Stabat Mater de Tiziano Scarpa. Venise y est sobrement magnifiée, les séquences musicales sont habiles, et on entend çà et là, liées à des images splendides, les notes des concertos Les Quatre Saisons….»
«.Au début du XVIIIe siècle, l’Ospedale della Pietà, à Venise, recueille de jeunes orphelines et leur dispense une formation musicale d’une grande exigence. Derrière la rigueur et l’excellence affichées par l’institution se dissimule pourtant une réalité plus âpre : ces jeunes filles ne sont pas seulement éduquées pour jouer, elles sont aussi et surtout préparées à devenir des femmes admirées, éventuellement convoitées par des mécènes riches et puissants. Leur talent est une mise en scène publicitaire, et leur valeur évaluée au sein d’un système où l’art se mêle étroitement au contrôle social et à la hiérarchie économique. Cécilia, vingt ans, en a pleinement conscience : son avenir et la reconnaissance qu’elle peut espérer ne dépendent que peu de son talent musical, mais surtout de ce que l’institution et ses mécènes consentiront à lui accorder : la musique n’est là que pour constituer un tremplin, un passage obligé censé la propulser dans les bras d’un quelconque noble cousu d’or. Autant vous dire que cette perspective d’avenir ne l’enchante guère (euphémisme !) même si elle ne peut que s’y résigner, ne voyant aucun moyen de s’y soustraire.
L’arrivée d’un nouveau professeur, annoncé sous le sobriquet du « prêtre roux » en raison de sa chevelure flamboyante mais qui n’est autre qu’Antonio Vivaldi, en passe de devenir célèbre, vient cependant bouleverser cette dynamique bien rodée. Son enseignement dépasse la simple maîtrise technique et invite Cécilia à concentrer son travail autour d’une idée simple mais radicale. Si sa voix de femme ne peut s’exprimer librement, si elle n’est de toute façon pas et ne sera jamais entendue, alors autant communiquer autrement : en frottant, caressant, faisant vibrer les cordes de son violon. Chaque leçon, chaque répétition se transforment alors en un moment de confrontation intime, où Cécilia s’efforce d’aller un peu plus loin que ce que l’Ospedale attend d’elle. Elle prend peu à peu conscience de sa force intérieure, découvrant à la fois l’ampleur de son talent et les prémices d’une liberté nouvelle.
Inspiré du roman Stabat Mater de Tiziano Scarpa, Vivaldi et moi s’intéresse finalement peu au compositeur vénitien, mais s’attache surtout à faire le portrait d’une jeune femme en quête d’émancipation où chaque geste et chaque note traduisent sa lutte pour exister et s’affirmer, tenter de contrarier un destin peu enviable, faire voler en éclats les carcans de la société ô combien patriarcale de l’Italie de cette époque (a-t-elle tellement changé ?). Le film suit ainsi l’éveil musical et intime de Cécilia, mais aussi son apprentissage de l’émancipation dans un monde où, dès leur plus jeune âge, les filles sont instrumentalisées, contrôlées et évaluées.
Première réalisation de Damiano Michieletto, jusque-là metteur en scène d’opéra renommé, le film charme par sa délicatesse visuelle, ses costumes riches et sa mise en scène raffinée, sans oublier évidemment les œuvres de Vivaldi. Et on rassure les mélomanes avertis, le répertoire du film dépasse largement le cadre archiconnu des Quatre saisons !.»
