Reprise des collectes de vêtements et chaussures

On ne cesse de le dire, de l’écrire, la « fast fashion » cette mode qui n’est malheureusement pas éphémère c’est une façon de vivre et de consommer qui engorge les circuits de collecte de vêtements qui sont rapidement « jetés » (que ce soit en containers ou non).

Le Relais, un acteur majeur de la collecte de vêtements usagés en France, (22 300 conteneurs répartis dans l’Hexagone )avait alerté le gouvernement sur une crise financière imminente et avait suspendu le ramassage. Au bord de la cessation de paiement, 3 000 emplois étaient menacés, dont 2 000 en France, il demandait au gouvernement de revoir la rétribution que lui accorde Refashion l’éco organisme de la Filière Textile (textiles, linge de maison et chaussures) dont la mission est de fédérer et accompagner tous les acteurs de la production, de la consommation jusqu’à la régénération, pour réduire les impacts et créer de la valeur.

C’est fait depuis le 18 Juillet. Le gouvernement a annoncé une revalorisation exceptionnelle pour éviter l’accumulation de tonnes de vêtements non collectés.

Les collectes ont repris depuis le 24 juillet, après dix jours d’arrêt. Un geste salué avec soulagement par les collectivités locales, contraintes entre-temps de faire face à l’amoncellement de vêtements autour des bornes.

Le projet d’arrêté du ministère de la Transition écologique prévoit un soutien financier accru pour les opérateurs de tri en 2025 et 2026. Pour 2025, un soutien de 49 millions d’euros minimum sera versé en trois échéances, et pour 2026, ce soutien sera porté à 57 millions d’euros en quatre versements. Ces mesures visent à couvrir les coûts nets de tri et à assurer la viabilité de la filière.

Le Relais a salué cette revalorisation, qui lui permettra de maintenir son activité à flot et de reprendre progressivement la collecte à partir du 24 juillet. Cependant, l’entreprise estime que cette mesure est insuffisante et maintient sa demande d’une revalorisation à 304 euros la tonne. Le Relais souligne que Re-Fashion ne reverse qu’une petite partie de l’éco-contribution aux structures de tri, ce qui met en péril la viabilité de la filière.

Le Relais a également exprimé sa volonté de repenser son modèle économique, notamment en explorant de nouvelles sources de revenus comme la vente en ligne de vêtements de seconde main. La ministre de la Transition écologique a annoncé son intention de remettre à plat le cahier des charges de la filière en 2026, ce qui devrait permettre aux opérateurs de garder la tête hors de l’eau jusqu’à cette date.

La reprise de la collecte par Le Relais est également motivée par le soutien des collectivités locales, qui ont été fortement impactées par la crise. Les associations d’élus ont pris acte de l’aide exceptionnelle de 106 millions d’euros annoncée par la ministre, mais soulignent que l’arrêt de la collecte a posé des problèmes de sécurité et de salubrité publiques.

Source : maire info