Volonté de relancer l’apprentissage

2 jeunes ambassadeurs lotois Geoffrey Crabet et Marc Albert

2 jeunes ambassadeurs lotois Geoffrey Crabet et Marc Albert

Pour relancer l’apprentissage dans le Lot, la préfète ainsi que les représentants des chambres consulaires ont annoncé hier la création d’un réseau d’ambassadeurs dans le département. Leur mission sera de convaincre les élèves et les familles de s’engager dans la voie de l’alternance.

Depuis un an et demi, la mobilisation s’organise dans le Lot pour faire remonter la courbe du nombre d’apprentis, en baisse continue depuis cinq ans. Le plan national décliné sur le département s’est traduit par la mise en place de huit groupes de travail pour «promouvoir l’apprentissage». «Le but, ce n’est pas l’apprentissage mais c’est l’emploi» a insisté hier la préfète du Lot, Catherine Ferrier, convaincue du potentiel de cette voie de formation qui permet aux jeunes de mettre un pied dans l’entreprise. «L’alternance est la voie que je qualifie de royale. Elle débouche quasiment tout le temps sur un vrai emploi». Accompagnée hier des représentants des chambres consulaires du département, de l’inspecteur d’académie et du directeur de la Direccte, la préfète du Lot a annoncé la création sur le territoire d’un réseau d’ambassadeurs. Leur mission sera de promouvoir auprès des élèves et des familles mais aussi des employeurs les bienfaits de l’apprentissage. Pour incarner ce dispositif lotois, deux jeunes apprentis ont été invités à témoigner. Originaire de Caussade, Geoffrey Crabet, 21 ans, fait un bac carrosserie en alternance. «On rentre petit à petit dans le monde du travail. On peut trouver un CDI à la fin, on peut évoluer aussi. Je me sens beaucoup mieux que lors de ma scolarité». Après un bac électrotechnique classique, Marc Albert, 22 ans, a choisi de passer un bac pro en alternance. «J’ai choisi l’alternance pour le salaire qui va avec. La connaissance professionnelle est totalement différente avec une promesse d’embauche». D’autres ambassadeurs lotois ont fait partager leur expérience. Hervé Gauzin, agriculteur, a évoqué la réussite de sa collaboration avec un jeune apprenti avec qui il est désormais associé au sein d’un GAEC. La période d’apprentissage a permis une vraie transmission. Sans aucun doute une piste d’avenir pour les exploitations et les entreprises du département en quête de repreneurs.

Des chiffres en baisse continue depuis 5 ans

Le Lot compte 884 apprentis, un chiffre en baisse continue depuis cinq ans. Entre 2010 et 2015, le nombre d’apprentis a en effet baissé de 4,7 %. Fin août 2016, 109 contrats d’apprentissage contre 126 à la même période en 2015 ont été signés dans le département. Mais ils sont souvent conclus en fin d’année (en 2015, au total 762 contrats avaient ainsi été signés, soit plus de 83 % les quatre derniers mois de l’année).

A.L. La Dépêche