Alternatiba: Faire face au dérèglement climatique

alternatibaDes dizaines de bénévoles préparent depuis des semaines le premier village Alternatiba de Figeac, qui se tiendra le samedi 3 octobre. Près de 200 villes de France participent cette année au mouvement. Le programme figeacois du 3 octobre est d’ores et déjà en circulation (consultable également sur https ://alternatiba.eu/lot) : de la salle Balène au Centre social, de la place de la Raison aux terrains du Pratges, on pourra choisir parmi des dizaines de conférences, des projections, des expositions et débats sur des actions «à taille humaine» face au dérèglement climatique.

 

Près d’une cinquantaine d’associations, acteurs locaux de la transition, participent à ce rendez-vous et sont présents dans les allées du Village des Alternatives pour parler agriculture, alimentation, santé, eau, énergie, éco-construction, transports, éducation, démocratie… Parmi eux, nous retrouvons (liste non exhaustive) : Bio46, Incroyables Comestibles, AMAP Foxapouss, Adage Environnement, Confédération paysanne, Biodiversité et safran, Terre en partage, Graine d’Eau, Syndicat Mixte du Bassin de la Rance et du Célé, CPIE 15, Regain, D’Art et d’Eco, Syded, Enercoop, Quercy Energies, Piment Blanc, SEL Figeac, Université Rurale Quercy Rouergue, NEF, Sortir du Nucléaire, GADEL, Poivron Rouge, Semences Paysannes, Vigilance OGM 46…

On y dansera lors des bals et des concerts ; on s’y régalera avec les marchés paysans…

Le mouvement Alternatiba, traduisez «alternatives», s’est cristallisé en 2013 à Bayonne, où le premier village des alternatives a vu le jour. «Depuis le sommet de Rio en 1992, de nombreux mouvements citoyens se sont formés, retrace Pierre Amadieu, agriculteur et membre de la coordination Alternatiba du Lot. Suite au fiasco du sommet de Copenhague en 2009, ces mouvements se sont sérieusement consolidés».

«Nous montrons de manière festive qu’avec des solutions économiques et simples, on peut vivre mieux, souligne Morganne Dias-Peirera, psycho-thérapeute, qui participe également à l’opération figeacoise. Mon idée, c’est que nous sommes puissants au quotidien, sourit la jeune femme». Toutes les compétences et les bonnes volontés sont les bienvenues pour peaufiner cette organisation jusqu’au 3 octobre : alternatiba.lot@gmail.com


Au programme de la journée

Samedi 3 octobre, le village Alternatiba se tiendra à partir de 10 heures et jusque tard dans la nuit de la place de la Raison jusqu’aux Pratges sur l’autre rive du Célé.

L’inauguration du village aura lieu à midi, avec signature engageant la ville de Figeac sur quelques points du pacte de la Transition adressé aux collectivités locales.

Au Pratges : de 10 à 18 heures une zone de gratuité géante sera mise en place. La zone de gratuité est un moyen utile de réduire le volume de déchets et de recycler les objets. Portez ou prenez, c’est gratuit. Des démonstrations pour construire un habitat sain avec les matériaux d’ici seront effectuées. Des ateliers de production de bière domestique, d’auto-réparation de vélo sur place s’y tiendront ainsi que des performances artistiques et concerts. À partir de 12 h 30 : restauration avec produits locaux de qualité bio ou agriculture paysanne.

Salle Balène : de 12 à 14 heures, une émission de radio d’Antenne d’Oc, interviewera de personnalités sur les enjeux climatiques.

De 14 à 16 heures, Jean-Claude André, association Météo et climat, ancien directeur du CERFACS (Centre européen de recherche et formation avancée en calcul scientifique), donnera une conférence sur le climat.

De 16 à 18 heures le scénario Negawatt/Quercy Energies sera exposé. Son objectif est de diviser par 4 les émissions de gaz à effet de serre.

À 18 heures : émission de radio Antenne d’Oc sur la Semaine de l’Etudiant aura pour thématique Alternatiba.

Centre Social (deux salles) : de 14 à 16 heures, projection du film sur les révoltes de l’eau en Amérique Latine, «Même la pluie», de Iciar Bollain. De 16 à 18 heures, conférence citoyenne animée par José Da Costa, Arc-en-Ciel théâtre.

De 16 à 18 heures projection du film de Scott Ludlam «Un climat d’espoir».

À 18 heures, conférence gesticulée sur «Le Monde ne sait plus sur quel pied danser», par Fred Dubonnet.

Chapiteau place de la Raison :

De 14 à 16 heures, table ronde sur l’agriculture.

De 16 à 18 heures, table ronde sur l’eau avec la participation du député du Lot et président du Comité national de l’eau, Jean Launay.

À 18 heures, Ecolo Coaching pour tous by Loulou. One woman show, de et avec Nathalie Delhommeau.

À partir de 19 heures : apéro-buvette, repas, soirée festive et musicale.

3 commentaires pour “Alternatiba: Faire face au dérèglement climatique

  1. binouze
    samedi, 26 septembre 2015 à 12:11

    Salut les copains
    Avant même le début de l’alter, vous invitez J Launay à un mouvement citoyen.
    Ca vous choque pas d’inviter un ardent défenseur du nucléaire civil et militaire.
    Le même personnage qui défend bec et ongle le TAFTA.
    Je viendrai comme je l’ai dit mais je ne me laisserai plus avoir par des pseudos mouvements citoyens qui font la promo pour notre oligarchie cumularde
    Bizzs
    Luc

  2. jevouslis
    mercredi, 23 septembre 2015 à 12:23

    Plus de 6 Français sur 10 déclarent ne pas connaître les Objectifs du Développement Durable (ODD). Toutefois, neuf Français sur dix (88 %) se déclarent d’accord avec l’affirmation selon laquelle « aujourd’hui, les pays riches et les pays pauvres sont confrontés à des enjeux de développement qui concernent l’ensemble de la planète ».

    Plus de 8 Français sur 10 (82 %) pensent que ce qui se passera sur le plan économique, politique ou écologique dans les pays pauvres « peut avoir un impact » sur leur vie en France, soit une proportion en hausse de 4 points en l’espace d’un an et de 24 points par rapport à 1991.
    Publié par l’Agence Française de développement le 23 septembre, c’est la 10e édition du Baromètre annuel « les Français et la politique d’aide au développement de la France ».

  3. jevouslis
    mercredi, 23 septembre 2015 à 10:50

    Extrait du courrier des maires

    C’est un congrès « des transitions » que présente le 17 septembre le délégué général de l’Union sociale pour l’habitat (USH), Frédéric Paul, juste avant cet événement, qui se déroule à Montpellier, du 22 au 24 septembre 2015.

    Transition climatique, transition de la société française vers la pauvreté, transition de la fracture territoriale, avec une France « laissée pour compte », transition de la rareté des moyens de la dépense publique et encore, transition des métiers à connotations sociales et des produits logements…

    Ces différents thèmes se retrouvent dans des dossiers qui seront au cœur du 76e Congrès de l’USH.

    L’aide à la pierre

    Avec, au premier plan, celui de l’aide à la pierre. Le 9 juillet, le gouvernement a annoncé le retrait de son budget des aides à la pierre et son intention de maintenir ces aides par le biais d’une taxe de 2 % sur les loyers des locataires sociaux et d’un futur fonds national des aides à la pierre cogéré par l’Etat, les collectivités locales et le logement social. Une perspective inacceptable pour l’USH, qui refuse le retrait de l’Etat et refuse d’engager la réflexion sur un fonds dont les contours sont parfaitement flous.

    Frédéric Paul explique que les aides à la pierre relèvent déjà d’un faux-semblant. Sur les 400 millions d’euros votés par le Parlement, Bercy retient 100 millions. Sur les 300 millions restant, 70 millions ont été gelés au 1er semestre, et l’USH s’attend à un gel similaire d’ici la fin de l’année.Enfin, sur les crédits de paiement, les organismes payent 120 millions.

    L’Etat joue un jeu de technocrate qui aboutit à une pénurie des aides à la pierre, qui constitue un obstacle à la construction. »

    La mutualisation attise les convoitises de l’Etat – La mutualisation ne peut-elle suppléer à la disparition des aides à la pierre ? C’est l’espoir de l’Etat. Mais l’USH refuse de considérer ainsi la question, estimant que les organismes ont besoin d’une part de fonds propres, abondés par la mutualisation, d’autre part de l’aide à la pierre.

    La mutualisation, mise en place en 2014 par les bailleurs sociaux, donne de bons résultats, ce qui attise les convoitises de l’Etat.

    Pas moins de 200 millions d’euros en 2014 ; 200 millions en 2015 ; 600 millions chaque année pendant les trois ans à venir. L’USH est satisfaite de la montée en puissance de la mutualisation, qui permet aux organismes investisseurs d’augmenter leurs fonds propres, grâce à l’apport en des organismes qui ne consomment pas leurs propres fonds.

    Cet apport permet de maintenir l’activité à un bon niveau, selon le délégué général, les bailleurs sociaux assurant déjà un tiers de la production de logements du pays : « Nous pourrons démarrer le NPNRU sur 200 quartiers prioritaires et une centaines d’autres. Nous empruntons 12 milliards d’euros à cette fin. » Les mouvements sont gérés par la Caisse des dépôts.

    L’USH rappelle, par ailleurs, que le maintien des aides à la pierre permet de construire un patrimoine à bas loyer, accessible, et donc de réduire la pression sur les allocations personnalisée au logement (APL).

    Les loyers

    Sur la question des loyers, l’USH conçoit de réduire au niveau d’un PLAI un loyer PLUS, afin d’accueillir un ménage pauvre en dehors d’un quartier politique de la ville. En contrepartie, si un logement PLUS se libère, il devrait pouvoir passer au niveau d’un PLS.

    Il faudrait un cadre légal et réglementaire pour ne pas agir au coup par coup. Mais les services de l’Etat veulent avancer vite ! »

    Les migrants

    Dossier chaud, d’actualité : les migrants. « Il est faux de dire, comme le FN, que les migrants passeront avant les demandeurs de logements. Ils ne peuvent même pas s’inscrire sur le fichier des demandeurs, puisqu’ils n’ont pas de titre de séjour », s’indigne Frédéric Paul.

    Ils ne peuvent même pas s’inscrire sur le fichier des demandeurs, puisqu’ils n’ont pas de titre de séjour. »

    En revanche, le gouvernement a bien demandé comment les logements vacants depuis plus de trois mois pourraient être utilisés par les associations pour l’hébergement des migrants, les centres d’accueil pour demandeurs d’asile (Cada) étant pleins. Une fois le migrant reconnu comme réfugié par l’OFPRA et donc doté d’un titre de séjour, il peut déposer une demande de logement, comme tout un chacun.

    Le mouvement HLM a d’ailleurs réaffirmé sa solidarité vis-à-vis des réfugiés par un communiqué du 9 septembre.

    >> Lire notre article Accueil des réfugiés : les associations d’élus en ordre de bataille pour collaborer avec l’Etat

    La transition énergétique

    Autre dossier d’actualité, celui de la transition énergétique. Le mouvement HLM a annoncé, en 2014, vouloir s’inscrire dans les travaux de la COP21. « Les HLM sont dans le temps long. Il faut penser notre patrimoine à l’aune de l’évolution climatique, énergétique, de l’usage de l’automobile… », explique le délégué général.

    >> Lire notre article Les dispositions « logement » de la loi sur la transition énergétique

    Durant un an, l’USH a donc étudié le sujet, en s’inspirant de l’expérience des outre-mer. Ce travail débouchera, lors du Congrès, sur la signature d’engagements du mouvement HLM pour agir en faveur du climat et la transition énergétique (Acte HLM 2016-2020).

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