Autonomie alimentaire : et si la Bouriane devenait le laboratoire de sa propre résilience ?

Samedi 7 mars 2026, le café « Le Shack » à Lafontade (Gourdon) a vibré au rythme d’une conviction partagée : notre alimentation est la clé de voûte de notre avenir local. Citoyens, agriculteurs, élus et acteurs du territoire ont posé les bases d’un mouvement concret pour faire de Quercy Bouriane un territoire nourricier et résilient.

# Quand l’alimentation devient projet de société

Les élections municipales de 2026 ont joué un role de prise de conscience collective, comme l’ont rappelé Bertrand Guigaz (Consom’Acteurs 46, Terres de Liens) et Michel Tournier, ancien élu pendant 16 ans, aujourd’hui citoyen jardinier volontaire engagé sur le territoire dans des actions de proximités (potagers et vergers citoyens) lors de l’introduction du débat.
La politique alimentaire d’une commune ne se limite pas aux cantines scolaires. C’est un levier puissant qui touche à la santé, à l’identité de nos paysages, à notre économie locale et à notre capacité à faire face aux crises climatiques et géopolitiques.

Le constat est sans appel : maintenir le modèle agro-industriel actuel nous coûtera bien plus cher, en pollution et en santé publique, que la transition vers des systèmes durables. L’alimentation peut devenir cette « boussole » trans-partisane capable de rassembler élus et habitants.

#Quatre piliers pour une résilience concrète

Lors de cette première rencontre, quatre urgences ont été identifiées pour transformer notre territoire :

  1. L’autonomie alimentaire comme bouclier : Dépendre de chaînes d’approvisionnement mondiales fragiles expose notre territoire aux ruptures de stocks et à l’inflation.
    Produire localement, c’est sécuriser l’accès à une nourriture saine, maintenir la richesse économique dans la Bouriane, Produire une alimentation saine, de qualité au juste prix c’est diminuer la précarité alimentaire des familles.
  2. La biodiversité, assurance-vie de nos récoltes : Face à l’appauvrissement des sols et à la disparition des pollinisateurs, la transition agroécologique n’est pas une option, mais une nécessité. Haies, sols vivants et variétés adaptées sont nos meilleurs atouts contre les aléas climatiques.
  3. Le foncier, un bien commun non renouvelable : Chaque jour, des terres arables disparaissent sous le béton. La discussion a souligné l’urgence de sanctuariser les zones agricoles nourricières via des outils réglementaires forts (Zones Agricoles Protégées, préemption municipale).
  4. Le renouvellement des générations : Avec un âge moyen des agriculteurs dépassant les 50 ans, l’installation de nouveaux paysans est vitale. Les communes ont un rôle direct à jouer pour faciliter l’accès au foncier et soutenir les circuits courts.

# De la prise de conscience à l’action collective

Ce débat n’était pas une fin en soi, mais un point de départ. La richesse des échanges a montré que l’autonomie alimentaire n’est pas une utopie réservée aux spécialistes, mais un projet de territoire accessible à tous.

Quelle est votre place dans ce mouvement ?

La question centrale posée à l’assemblée était simple : « Comment, à ma place (citoyen, élu, professionnel), puis-je apporter de l’énergie et des idées pour faire croître ce projet ? »
Les réponses ont fusé, dessinant les contours d’une collaboration inédite entre la société civile et les futurs décideurs.

# La suite ? … Ça dépend de nous !

Pour ne pas laisser retomber l’élan, plusieurs actions concrètes ont été actées :

  • Structurer la mobilisation : Regrouper les propositions par thématiques et recenser les initiatives locales déjà existantes.
  • Interpeller les élus : Proposer aux futurs conseillers municipaux et communautaires une coopération pour la mise en place d’un Projet Alimentaire de Territoire (PAT).
  • Se revoir : Une nouvelle rencontre est prévue après les élections municipales, avant le premier conseil communautaire, pour transformer ces pistes en plan d’action opérationnel.

Des ressources solides existent déjà pour accompagner cette démarche, à nous de les mettre en cohérence pour avancer. L’autonomie alimentaire de la Bouriane est en marche.

Rejoignez le mouvement, partagez vos idées et restons connectés pour faire de notre territoire un modèle de résilience et de justice alimentaire.

👉 Vous souhaitez contribuer et/ou en savoir plus ?

  • Restez en lien avec le collectif via [Ce mail] : initiative.pat.quercy.bouriane(@)gmail.com
  • Consultez les ressources et les avancées du projet sur [Le site de l’initiative citoyenne]
  • Consultez le diagnostic de Quercy Bouriane sur Territoires Fertiles
  • Réaliser un diagnostic de votre propre territoire assorti de défis à réaliser, de pistes d’actions à mener, d’exemples concrets mis en œuvre sur d’autres territoires équivalents. [https://territoiresfertiles.fr]