Ce pourvoyeur de lien social, de culture, de formation et d’emploi …Le tiers lieu :
Cela peut-être un espace de coworking, une friche culturelle, un fablab, un tiers-lieux nourricier… ils ont tous en commun de mutualiser des espaces et des compétences, hybrider des activités et réunir un collectif citoyen engagé, favorisant la coopération pour répondre aux enjeux de leur territoire.
Géré par la CCQB, situé à Gourdon sur le tour de ville, à côté de l’office du tourisme : le pôle numérique. Si vous ne le connaissez pas déjà allez y faire un tour sans bouger en cliquant sur polenumerique.ccqb.fr/ et peut-être trouverez-vous un intérêt à pousser la porte. .Ils publient régulièrement leur programme dans le blogdesbourians
Pourquoi en parler aujourd’hui ?
Un peu d’histoire
Le terme « tiers-lieu », originaire des Etats-Unis, provient de l’anglais « third place ». Le tiers-lieu est défini au départ par le sociologue Ray Oldenburg à la fin des années 80, de manière simplifiée, comme un lieu où les personnes se plaisent à sortir et se regrouper de manière informelle, situé hors du domicile (first-place) et du lieu de travail (second-place).
C’est un lieu du faire ensemble : des leviers d’innovation grâce aux espaces partagés qu’ils offrent, des lieux de rencontres et de partage qui encouragent aux collaborations et aux projets collectifs.
Ce phénomène a gagné les territoires ruraux où ils représentent 1/3 des tiers lieux implantés en France
Les élus locaux s’y intéressent particulièrement pour la capacité qu’ils ont à répondre aux besoins du territoire et de leurs habitants tout en soulignant leur principale limite à savoir la capacité des petites communes à financer de tels projets (investissement), et à trouver un équilibre économique sur le long terme (fonctionnement)..
Aujourd’hui, budget oblige …
Si Jean Castex, à l’été 2021, avait débloqué 130 millions d’euros pour développer France Tiers-Lieux, en charge de coordonner la politique de soutien, l’organisme comme prévu à sa création a cessé son activité ce mois de juin 2026. Plus de 300 millions d’euros ont été investis par l’Etat dans ce dispositif
Les 1/3 lieux ne vont pas pour autant disparaître. Ils peuvent rester accompagnés par les dispositifs de droit commun de l’Etat, ainsi que par les collectivités. Ainsi l’animation nationale et régionale des tiers-lieux reste accompagnée par l’Etat » via l’Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT).
Le regret, selon des connaisseurs du dossier, est que « L’Etat supprime simultanément l’ensemble des instruments qui permettaient de mettre en œuvre le soutien aux tiers-lieux et de l’organiser à l’échelle nationale »,tels que « les crédits dédiés, la gouvernance interministérielle, l’ingénierie, les équipes possédant l’expertise et l’accompagnement des collectivités ».



Article très intéressant qui éclaire la notion assez récente de « tiers-lieu ». Cela me fait penser au « tiers paysage », notion créée par le grandissime paysagiste Gilles Clément. Il s’agit aussi d’un lieu informel, entre jardin policé et nature sauvage. En cette période d’incendies tentaculaires en Médoc, qui viennent jusqu’ici vicier notre air, on peut peut-être repenser, même dans le Lot, nos relations avec la nature et la biodiversité.
https://transplantation-arbres.fr/tiers-paysage-gilles-clement/
ou, en accès libre, le manifeste de Gilles Clément :
https://maisondeseditions.fr/tp/fr.php