Consulter les archives de Gourdon

La ville de Gourdon a préservé sa fabuleuse histoire au cours des siècles grâce à ses archives municipales dont nous devons la traduction et l’interprétation à l’historien passionné Max Aussel a qui Il aura fallu 55 ans pour que nous puissions lire comment nos ancêtres ont vécu.

Max évalue à 10 pour cent le total des archives qu’il a pu transcrire. À son grand soulagement la relève est assurée par les élèves de son atelier de paléographie.

Les archives traduites regroupent 2 500 pages, numérisées et classées, elles sont écrites en vieil occitan et en latin médiéval sur parchemin (cuir), soit 12 registres dénommés consulaires dont les plus anciens datent du 12° siècle et sont catégorisés en registres consulaires : de délibération, financier et judiciaire. Les abréviations, les tournures de phrase de l’auteur et sa façon de s’exprimer du moment représentent les difficultés de la traduction, où l’interprétation représente 25 %, relevant souvent de l’intuition.

Les registres consulaires, comparables aux registres de délibérations de nos actuels conseils municipaux, décrivent les projets, les recettes et dépenses et les procès.

Une telle documentation est rarissime. C’est dans le détail que l’on peut retracer les faits et gestes de nos ancêtres et suivre l’influence de l’histoire politique, militaire et religieuse du monde sur le fief de Gourdon.

Des lettres d’un évêque de Limoges signalent l’existence de la ville de Gourdon dès le Ve siècle, et le château est mentionné pour la première fois en 961 certainement sous sa forme historique, c’est-à-dire en bois, avant d’être bâti en pierre.

Une période est particulièrement intéressante, celle de la guerre de cent ans, il y est décrit la situation civile mais aussi militaire.

Ces registres consulaires ont permis de reconstituer la chronologie de Gourdon au fil des siècles. Le service culturel de la municipalité gourdonnaise a mis à disposition du public la généalogie et les us et coutumes de la ville en créant un musée : Le CIAP, centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, situé au 17 rue du Majou, à la Maison du Sénéchal.

Vous pouvez consulter les registres consulaires à la mairie de Gourdon et en savoir plus avec la thèse d’Annie Charnay (née Monzat) intitulée « Gourdon-en-Quercy du milieu du XIIIe à la fin du XIVe siècle, naissance et développement d’un consulat », elle a été faite à l’École des chartes en 1970. Il y a aussi l’étude de Roger Bulit « Gourdon en Quercy » aux éditions de La Bouriane, des origines jusqu’au XIXe siècle.

Enfin, on peut aussi se procurer le livre de Guillaume Verdier « 1619, Gourdon, le château disparu » écrit avec la collaboration de Max Aussel.

La Dépêche

 

Vous trouverez ces archives et bien d’autres au CIAP, centre d’interprétation de l’architecture et du patrimoine, situé au 17 rue du Majou, à la Maison du Sénéchal.

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