Faut-il fermer Ratier?

En plein confinement général, la décision de certaines entreprises de continuer à tourner fait débat. Au fil des jours et des fermetures à la chaîne, les salariés s’inquiètent et s’indignent parfois d’être obligés de travailler.

Dans les plus grandes usines de Figeac, sous-traitants aéronautiques, la décision de la direction de suspendre durant quelques jours seulement la production pose question. À Ratier qui emploie plus de 1 200 personnes sur le site historique à l’entrée de la sous-préfecture lotoise, l’annonce officielle est intervenue mercredi après-midi, alors que les mesures de confinement avaient été prises deux jours plus tôt. Les syndicats et représentants du personnel sont montés au créneau, relayant l’incompréhension et l’angoisse des employés qui ne souhaitent pas reprendre leur poste de travail à partir de lundi, d’autant que la durée d’un confinement plus strict sera sans doute étendue.

Dans un communiqué, la CGT Ratier-Figeac interpelle la direction : « Alors que l’entreprise Ratier ne produit aucun bien de première nécessité, la position de la direction est irresponsable et inadmissible. Elle met en danger la vie des 1290 salariés et de leur famille et fait peser un risque sanitaire majeur sur le bassin de vie du Figeacois et au-delà, avec des hôpitaux locaux en sous capacité avec du personnel soignant au bord de la rupture (…) La Cgt Ratier-Figeac appelle à la raison la direction de Ratier-Figeac et son Pdg Jean-François Chanut et demande à celui-ci d’utiliser toutes les mesures gouvernementales permettant la fermeture du site à minima 15 jours avec maintien du salaire pour l’ensemble des salariés. »

Audrey Lecomte La Dépêche

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