La clinique du Quercy à cahors entre entre défis financiers, démissions et enjeux de santé

Trois mois après la fermeture de la clinique Beauséjour à Mercuès, l’avenir de la clinique du Quercy à Cahors reste en suspens. Alors que son financeur historique, une mutuelle, a annoncé son retrait d’ici fin 2026, le personnel soignant alerte sur un risque de rupture de soins dans le sud du Lot. Pourtant, la direction et l’ARS Occitanie se veulent rassurantes : un conciliateur a été nommé, et deux repreneurs potentiels se sont manifestés.


Une situation financière critique

La clinique du Quercy est en déficit depuis trois ans. Sans le soutien de la mutuelle, qui financera l’établissement jusqu’au 31 décembre, son avenir est menacé. « On ne sait pas si l’accord avec le centre hospitalier de Cahors est provisoire ou définitif », confie un salarié sous couvert d’anonymat. « L’ambiance est tendue. Certains employés, dont des cadres et des RH, ont démissionné cet été par peur de l’avenir », ajoute-t-il. Patrick Julou, président de la clinique, face aux inquiétudes créées par la démisson de certains employés, dont des cadres et des RH, tient à préciser : « Il y a eu des démissions, mais pas un exode massif. Nous avons aussi des départs en retraite et des arrêts maladie. »


Le tribunal de commerce a été saisi, et un conciliateur a été désigné pour faciliter une reprise. Deux structures seraient intéressées avec un délai pour déposer leur candidature jusqu’au 15 septembre. « Le choix du repreneur reposera sur la préservation de l’offre de soins, la qualité des coopérations territoriales, la sauvegarde des emplois et la viabilité économique », précise l’ARS Occitanie, qui soutient financièrement l’établissement à hauteur de 258 559 €.

Patrick Julou insiste : « Le calendrier est maîtrisé. Nous travaillons main dans la main avec l’ARS. » Cependant, les soignants restent sceptiques. « Si la clinique ferme, il n’y aura plus de structure de rééducation à Cahors et ses alentours. Montfaucon ne pourra pas absorber toute la demande », s’inquiète un employé. « Les patients, notamment les personnes âgées ou en chimiothérapie, seront les premiers touchés. »

Source : la dépêche