Le Marathon Sélectif des « Vagabondages » de Gindou Cinéma
Outre la rétrospective consacrée à l’invitée d’honneur Yolande Moreau, les projections dédiées au « patrimoine cinématographique » en collaboration avec la Cinémathèque de Toulouse, les tchatches, les apéro-concerts, les signatures il y a … les « Vagabondages »
Dans l’ombre des projecteurs, ce festival « Vagabondages » se prépare avec un processus de sélection rigoureux. Olga Nuevo Rua, co-programmatrice, révèle que près de 400 courts métrages et 100 longs métrages sont soumis chaque année par des réalisateurs, producteurs et distributeurs. Une diversité d’œuvres qui nécessite un tri sévère.
Des comités de visionnage, composés de salariés et de bénévoles expérimentés, sont mis en place pour évaluer ces films. Parallèlement, les organisateurs parcourent d’autres festivals pour dénicher des pépites, comme à Clermont-Ferrand, Paris et Cannes.
La sélection est facilitée pour les auteurs déjà repérés par le passé, mais l’essor du numérique et des films auto-produits complexifie la tâche. « Beaucoup frappent à la porte, mais on ne peut dire oui à tout le monde », admet Olga Nuevo Rua.
Le festival, qui a élargi son action au fil des ans, propose également des films de jeunes réalisateurs issus de la résidence d’écriture « La Ruche » et des courts métrages du concours « Le Goût des autres ».
Qu’est-ce qu’un film « Gindou-compatible » ?
Loïc Briand, membre du conseil d’administration et bénévole passionné de cinéma, participe activement aux séances de visionnage. Il avoue un faible pour les films de série B, parfois redécouverts des décennies plus tard.
Le processus de sélection, bien que passionnant, est parfois douloureux. « Il m’est arrivé de m’interroger au sortir d’un documentaire : mais où le réalisateur voulait-il en venir ? », confie Loïc. Cependant, le consensus se fait généralement rapidement. Les films recherchés doivent surprendre et proposer un regard unique, sans verser dans l’intellectualisme ni dans le racolage.
Au final, les films projetés aux Rencontres de Gindou sont le résultat d’une première rencontre, offrant visibilité et audience à des œuvres et à des auteurs méritants.
Source ; medialot


