Le vrai retour d’une fausse « bonne idée » … la consigne des bouteilles en plastique
À l’occasion du sommet de l’ONU sur les océans, Emmanuel Macron a ravivé le débat sur la consigne des bouteilles plastique, qualifiant cette mesure de « clé » pour améliorer le recyclage. Dans la foulée, l’éco-organisme Citéo a réaffirmé son soutien à une généralisation de la consigne sur les bouteilles en PET, invoquant l’urgence de rattraper le retard français face aux objectifs européens.
Mais cette perspective ravive la colère des associations d’élus, farouchement opposées au dispositif. Elles dénoncent depuis des années un modèle injuste, coûteux pour les collectivités et les citoyens, et inefficace sur le plan écologique. La mise en place de la consigne pourrait, selon elles, assécher la collecte des bacs jaunes, nuire à la rentabilité des centres de tri modernisés à grands frais, et renforcer l’usage du plastique plutôt que l’endiguer.
Malgré l’abandon provisoire du projet en 2023 par le ministre Christophe Béchu, le lobbying des industriels de la boisson et de Citéo n’a jamais cessé. Citéo appelle désormais à un décret pour enclencher la généralisation du dispositif, tout en affirmant qu’il devrait rester « complémentaire » aux circuits existants.
Un affrontement se profile donc entre l’État, les éco-organismes et les élus locaux, qui rappellent qu’ils ont déjà formulé 14 propositions alternatives pour lutter contre la pollution plastique. Pour eux, la consigne reste une « fausse bonne idée ».


